Baux commerciaux : CLM ou outil de gestion immobilière ?
Vous gérez les baux commerciaux d’une entreprise, comme locataire ou comme bailleur, et vous vous demandez où suivre leurs échéances.
Avec peu de baux, tenez un registre, à condition d’y poser plusieurs dates par bail. Notre repère : jusqu’à une dizaine de baux, vous pouvez refaire le calcul à la main.
Avec des baux nombreux, prenez un outil qui gère le calendrier propre au bail, qu’il soit immobilier ou qu’il s’agisse d’un CLM (logiciel de gestion du cycle de vie des contrats) à offre dédiée, et testez-le sur un bail réel. Une foncière ou une enseigne multisite regardera d’abord un outil du métier.
Notre avis
Le choix se fait sur le calendrier, pas sur l’étiquette du logiciel. Un moteur d’alertes réglé sur une seule date et un préavis ne représente pas un bail commercial.
Pourquoi
- Le bail a un calendrier propre : périodes de trois ans, trimestre civil pendant la prolongation, deux ans pour agir dans certains cas.
- Une offre CLM peut convenir : Gino décrit des alertes triennales et le suivi des congés, ce qui évite de créer une catégorie à part par principe.
- Le stock est difficile à lire automatiquement : sur un jeu interne de baux à plus de 40 champs, une étude de deux auteurs de Box rapporte un F1 (score d’exactitude de 0 à 1) de 0,36 à 0,48.
Ce qui change notre avis
Une foncière ou une enseigne multisite : un outil du métier d’abord. Un CLM déjà en place sur vos autres contrats, s’il passe le test sur un bail réel : gardez un seul outil.
L’ordre que nous conseillons
- Jusqu’à une dizaine de baux (notre repère) : un registre, avec les dates du calendrier ci-dessous.
- Au-delà, un outil qui porte ce calendrier et passe le test sur un bail réel, immobilier ou CLM à offre dédiée.
- Foncière ou enseigne multisite : un outil du métier d’abord.
Pourquoi notre repère est une dizaine
À 10 baux à échéance de trois ans, vous avez 3 ou 4 échéances triennales par an (10 ÷ 3), qu’une personne recalcule à la main. À 30 baux, vous en avez 10 par an, sans compter les indexations, et nous ne ferions plus confiance à un tableur. Ce seuil est notre opinion et ne sort d’aucune source.
Le calendrier d’un bail fictif, à refaire avec le vôtre
Ce bail est inventé : neuf ans à compter du 1er juillet 2021, sans stipulation contraire, pour un locataire. Les délais viennent des articles lus. Certains baux peuvent les écarter (plus de neuf ans, usage unique, bureaux exclusifs, certains locaux de stockage) : lisez toujours le vôtre.
| Événement | Règle lue | Date |
|---|---|---|
| Prochaine fin de période triennale | L145-4 : congé à l’expiration d’une période triennale, au moins six mois à l’avance | Fin de période le 30 juin 2027, congé avant le 30 décembre 2026 |
| Terme du bail | L145-9 : congé six mois à l’avance | Terme le 30 juin 2030, congé avant le 30 décembre 2029 |
| Demande de renouvellement | L145-10 : dans les six mois qui précèdent l’expiration | Du 30 décembre 2029 au 30 juin 2030 |
| Réponse du bailleur | L145-10 : trois mois après la notification | Date de la demande plus trois mois |
| Décision de partir pendant la prolongation, prise le 15 août 2030 | L145-9 : au moins six mois à l’avance et pour le dernier jour du trimestre civil | 15 août 2030 plus six mois donne le 15 février 2031, donc sortie au plus tôt le 31 mars 2031 |
| Bail renouvelé | L145-12 : neuf ans sauf accord pour une durée plus longue | Nouvelle série de dates |
Ce que le registre ne doit pas résumer
Ne résumez pas la forme du congé en une seule case. L’article L145-4 permet au preneur le congé triennal par lettre recommandée avec avis de réception ou par acte extrajudiciaire, alors que l’article L145-9 prévoit un acte extrajudiciaire. Les textes varient donc selon le congé visé. Pour un bail donné, demandez à votre conseil. Dans notre exemple, manquer une fenêtre triennale repousse la sortie à la période suivante.
Ce que disent les éditeurs lus
Gino présente un CLM immobilier pour foncières, bailleurs et enseignes multisites, avec alertes triennales, congés, renouvellements et indexations, et une reprise des baux anciens par OCR et IA. Aucun prix n’est publié. MYLEGITECH vend une offre destinée à l’immobilier ; ImmoSign, par laquelle l’entreprise a commencé, est devenue l’une de ses marques. MyNotary propose des trames de location professionnelle et commerciale, mais ses pages lues ne montrent aucune alerte d’échéance : nous ne le retenons donc pas pour suivre des baux, sauf si l’éditeur vous montre cette alerte.
Pour départager, donnez à l’éditeur le calendrier ci-dessus avec un de vos baux, et demandez-lui de poser chaque date devant vous, y compris le dernier jour du trimestre civil.
Limites de cette page
Nous n’avons testé aucun logiciel, et nous n’avons lu la documentation d’aucun logiciel de gestion immobilière hors des éditeurs cités : d’autres outils existent peut-être. Les chiffres de l’étude de Box viennent d’un ensemble de baux interne à Box, non public, et ne valent pas pour d’autres produits. Le calendrier est un exemple : il ne s’applique à aucun bail réel et ne couvre pas le congé donné par le bailleur.
Preuves et sources
Articles L145-4, L145-9, L145-10 et L145-12 du Code de commerce et pages d’éditeurs lus le 5 novembre 2026. Aucun logiciel de gestion immobilière hors de ces éditeurs n’a été lu.
Voir les 12 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
Notre avis. Jusqu’à une dizaine de baux, un registre avec plusieurs dates par bail suffit ; au-delà, un outil qui porte le calendrier propre au bail, immobilier ou CLM à offre dédiée, à tester sur un bail réel.
Portée : Baux commerciaux suivis par une entreprise.
Réserve : Seuil issu d’aucune source.
Relevé le 5 novembre 2026.
Notre déduction. 10 baux à échéance de trois ans donnent 3 ou 4 échéances par an ; 30 baux en donnent 10.
Portée : Calcul : 10 ÷ 3 et 30 ÷ 3.
Réserve : Hypothèse d’échéances triennales réparties.
Relevé le 5 novembre 2026.
Notre déduction. Le bail commercial a un calendrier propre, différent des articles 1212 à 1215 du Code civil : un moteur d’alertes réglé sur une seule date et un préavis ne le représente pas.
Portée : Baux soumis au statut.
Réserve : Ne prouve pas qu’un outil précis gère mieux ces dates.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Article L145-4 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 25 novembre 2018. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Article L145-9 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 08 août 2015. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Article L145-12 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 08 août 2015. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Section 3 : La durée du contrat (Articles 1210 à 1215) - Légifrance articles en vigueur depuis le 01 octobre 2016, affichés au 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Article L145-4 du Code de commerce : durée d’au moins neuf ans ; le preneur peut donner congé à l’expiration d’une période triennale, au moins six mois à l’avance, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par acte extrajudiciaire. Certains baux peuvent le stipuler autrement.
Portée : Baux soumis au statut.
Réserve : Aucun avis sur un bail donné.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Article L145-4 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 25 novembre 2018. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Article L145-9 du Code de commerce : le bail cesse par un congé donné six mois à l’avance ou une demande de renouvellement ; pendant la tacite prolongation, le congé est donné au moins six mois à l’avance et pour le dernier jour du trimestre civil, par acte extrajudiciaire.
Portée : Baux soumis au statut.
Réserve : Forme différente du congé triennal du preneur de L145-4 : les textes varient selon le congé visé.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Article L145-9 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 08 août 2015. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Article L145-10 du Code de commerce : sans congé, le locataire demande le renouvellement dans les six mois qui précèdent l’expiration ou à tout moment pendant la prolongation ; le bailleur a trois mois pour répondre.
Portée : Baux soumis au statut.
Réserve : Le prix du bail renouvelé n’est pas traité.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Article L145-10 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 08 août 2015. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Article L145-12 du Code de commerce : le bail renouvelé dure neuf ans sauf accord pour une durée plus longue.
Portée : Baux soumis au statut.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Article L145-12 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 08 août 2015. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre déduction. Calcul fictif : pour un bail de neuf ans à compter du 1er juillet 2021, les périodes finissent le 30 juin 2024, 2027 et 2030 ; une décision prise le 15 août 2030 pendant la prolongation donne une sortie au plus tôt le 31 mars 2031.
Portée : Bail inventé, sans stipulation contraire.
Réserve : Ne s’applique à aucun bail réel.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Article L145-4 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 25 novembre 2018. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Article L145-9 - Code de commerce - Légifrance en vigueur depuis le 08 août 2015. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Gino présente un CLM immobilier pour foncières, bailleurs, gestionnaires de parcs et enseignes multisites, avec alertes triennales, congés, renouvellements et indexations, et une reprise des baux anciens par OCR et IA.
Portée : Page de l’éditeur.
Réserve : Aucun prix. La page ne dit pas comment l’alerte traite le dernier jour du trimestre civil.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Gino LegalTech : CLM immobilier non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. MYLEGITECH présente une branche immobilière issue d’ImmoSign, né pour la signature des actes immobiliers.
Portée : Pages de l’éditeur.
Réserve : Récit de l’éditeur.
Relevé le 5 novembre 2026.
- MYLEGITECH (Seraphin.legal) : Accueil seraphin.legal (affiche la marque MYLEGITECH) non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
- MYLEGITECH (Seraphin.legal) : À propos non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Notre déduction. MyNotary propose des trames de location professionnelle ou commerciale, et aucune alerte de reconduction ou d’échéance de contrat n’apparaît dans les pages lues.
Portée : Pages de l’éditeur.
Réserve : Absence dans les pages lues, sans preuve que la fonction n’existe pas.
Relevé le 5 novembre 2026.
- MyNotary (LaJurisTech) : Trames de contrats non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
- MyNotary (LaJurisTech) : Accueil non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
- MyNotary (LaJurisTech) : Tarifs non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. Deux auteurs de Box rapportent, sur un jeu interne de baux à plus de 40 champs, un F1 de 0,36 à 0,43 selon la sélection des passages, et de 0,36 à 0,48 selon le modèle et l’usage d’un outil JSON.
Portée : Tableaux 2 et 3 de l’article.
Réserve : Résultat d’un éditeur, jeu non public, sans lien établi avec des baux français.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Han & Jalagam (Box AI Platform) : Metadata Extraction Leveraging Large Language Models arXiv v1, 22 oct. 2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.