Quand un simple registre des contrats suffit-il ?
Vous tenez peu de contrats, un tableur existe ou pourrait exister, et vous vous demandez si c’est une solution honnête ou une façon de repousser un achat.
Oui, sous nos repères : moins de 5 nouveaux contrats par mois, moins de 100 contrats vivants et 2 valideurs au plus. Dans ce cas, un registre tenu par une personne nommée, avec un classement et une signature électronique, couvre le besoin. C’est notre opinion, aucune norme ne le fixe.
Le tableur n’est pas gratuit pour autant : il coûte du temps, et un oubli reste possible. Même en comptant ce temps, il reste le moins cher à ce volume dans notre exemple, de peu, sauf si vous payez déjà une signature : le calcul plus bas montre pourquoi. L’exception tient en une ligne : si une seule échéance peut vous coûter très cher, payez un outil d’alerte pour cette échéance, quel que soit votre volume.
Notre avis
Sous nos repères, gardez le registre et cessez d’en avoir honte. Il échoue quand personne ne le tient, et un logiciel n’y changerait rien.
Pourquoi
- À ce rythme, la saisie représente peu de temps : un outil payant économise moins qu’il ne coûte, tant que vous n’avez ni une signature déjà payée à compléter, ni besoin de ce qu’il fait d’autre.
- Ce qui protège est la revue mensuelle et le responsable nommé. Ces deux éléments restent à votre charge avec n’importe quel logiciel.
- Le registre est aussi un bon préparatif : si vous en sortez plus tard, les données seront déjà relevées.
Ce qui change notre avis
Une seule échéance dont l’oubli coûterait très cher (un gros contrat à reconduction longue) justifie un outil d’alerte malgré le faible volume. Un bail commercial reste au registre jusqu’à une dizaine de baux, avec plusieurs dates par bail : une alerte à une seule date ne le représente pas. Et si votre flux atteint déjà une dizaine de négociations par mois ou 3 valideurs ou plus sur la plupart des contrats, ne passez pas par le registre comme solution de long terme.
Le vrai coût d’un tableur, sur un exemple inventé
Personne ne publie ce chiffre, et nous n’allons pas en inventer un qui aurait l’air d’une mesure. Voici donc un calcul à refaire avec vos temps. Delta n’existe pas : ses volumes, ses durées et son coût horaire sont des hypothèses. Seul le prix de licence vient d’une page publique.
- Lisez le résultat avec une hypothèse favorable à l’outil. Supposons que le logiciel supprime toute la saisie : Delta paie 432 € pour économiser 400 €, et garde sa revue mensuelle, car quelqu’un doit toujours décider de renouveler ou non. Le tableur reste moins cher, de peu.
- Corrigez si vous payez déjà une signature. Si Delta paie déjà un outil de signature, comparez seulement le surcoût entre son abonnement et une offre avec dépôt. Le calcul peut alors s’inverser.
- Ajoutez la perte, si elle existe. Ce calcul ne contient aucun oubli. Une reconduction subie change tout : chiffrez-la à part, sur un cas réel.
| Poste | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Saisie des nouvelles lignes | 4 lignes × 10 minutes | 40 minutes par mois |
| Revue mensuelle des dates | 1 revue × 30 minutes | 30 minutes par mois |
| Temps total sur l’année | 70 minutes × 12 | 14 heures |
| Coût de ce temps, à 50 € de l’heure | 14 × 50 € | 700 € par an |
| Part de la saisie seule | 40 minutes × 12 = 8 heures ; 8 × 50 € | 400 € par an |
| Docusign IAM Starter, 1 utilisateur | 36 € × 12 | 432 € par an, HT ou TTC non dit |
Quatre règles sans lesquelles le registre ne vaut rien
Un tableur sans ces règles est une liste de contrats, et elle ne protège de rien.
Une personne nommée le tient, avec un suppléant. Chaque contrat y porte deux dates : le terme et la date limite pour dénoncer. Ce n’est pas la même : une clause de reconduction écrite fixe un préavis à donner avant le terme, et ses dates se lisent dans le contrat. Sans clause, le Code civil joue autrement : à l’expiration d’un contrat à durée déterminée, continuer à l’exécuter vaut tacite reconduction (article 1215), ce qui donne un contrat à durée indéterminée (article 1214) dont on sort avec un préavis (article 1211). Une revue a lieu chaque mois, à date fixe, sur les dates des 90 prochains jours. Enfin, chaque ligne pointe vers l’exemplaire signé.
Le détail des colonnes et le calcul de la date limite ont leurs pages. Ici, seule compte la question : ces règles sont-elles tenues ?
Trois contrats tirés au hasard
Voici un test qui vous dira si votre registre tient. Il ne demande aucun logiciel.
- Tirez trois contrats vivants au hasard. Pas ceux que vous connaissez par cœur. Prenez-les dans la comptabilité (un fournisseur payé chaque mois) plutôt que dans le registre : vous saurez aussi si le registre en a oublié.
- Chronométrez trois réponses. Où est l’exemplaire signé ? Quelle est la date limite pour dénoncer ? Qui décide ? Notre repère : cinq minutes par contrat.
- Lisez ce qui casse. Si la réponse manque, corrigez le registre et non l’outil. Si deux revues de suite ont sauté, c’est un problème de responsable, et un logiciel lui enverra des alertes qu’il ne lira pas davantage.
Les signes qu’il faut en sortir
Passer l’un de nos repères de volume, d’abord : 5 nouveaux contrats par mois vous mènent à l’échelon de la signature et du dépôt avec rappels, s’ils partent de votre modèle et se négocient peu. Une dizaine de négociations par mois, 3 valideurs ou plus sur la plupart des contrats, ou plus de 300 contrats vivants avec des obligations à suivre vous mènent au CLM. Peu de nouveaux contrats mais un gros stock, entre 100 et 300 contrats vivants : c’est un autre calcul, sur notre page consacrée à ce cas.
Un oubli qui a coûté alors que le registre était tenu, ensuite, même à faible volume. Là, le bon réflexe est l’outil le moins cher qui inclut les échéances, sans passer par un CLM complet.
Des accès qu’un tableur partagé ne sait plus séparer, enfin : tout le monde voit les montants et les contreparties. C’est un motif de changer d’endroit, que traite la page sur SharePoint, Notion et les outils déjà payés.
Limites de cette page
Le calcul de Delta est fictif et ne prouve rien sur votre cas : refaites-le avec vos temps. Nous n’avons trouvé aucune mesure publiée du coût d’un registre. Le calcul compare une licence seule, sans mise en place. Le prix de Docusign IAM Starter sert de point de comparaison public et ne fait pas de cette offre un conseil d’achat ; le plafond d’envois et les autres conditions se lisent sur la page de cet échelon. Les articles du Code civil décrivent les contrats conclus depuis le 1er octobre 2016 : une clause ou un régime spécial peut donner un autre résultat.
Preuves et sources
Page de prix de Docusign en France et articles 1211 à 1215 du Code civil lus le 5 novembre 2026. Le calcul du tableur est un exemple fictif, faute de toute donnée publiée sur ce coût. Aucun logiciel testé.
Voir les 6 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
Notre avis. Notre repère : un registre, un classement et une signature électronique suffisent sous 5 nouveaux contrats par mois, 100 contrats vivants et avec 2 valideurs au plus.
Portée : PME et ETI françaises ; hors transaction immobilière et actes notariés.
Réserve : Jugement éditorial : aucune source ne fixe ce seuil.
Relevé le 5 novembre 2026.
Notre déduction. Exemple fictif : 70 minutes par mois font 14 heures par an, soit 700 € à 50 € de l’heure, dont 400 € pour la saisie seule.
Portée : Volumes, durées et coût horaire inventés pour le calcul.
Réserve : Ne décrit aucune entreprise réelle ; aucune mesure publiée n’a été trouvée.
Relevé le 5 novembre 2026.
Déclaration de l’éditeur. Docusign affiche IAM Starter à 36 € par utilisateur et par mois en facturation annuelle, soit 432 € par an.
Portée : France, euros, HT ou TTC non dit ; 100 envois par utilisateur et par an.
Réserve : Licence seule. Le prix de la facturation mensuelle n’a pas pu être lu.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Docusign : Tarifs Docusign - Forfaits Intelligent Agreement Management (France) non datée (© 2026). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Fait lu. Selon les articles 1214 et 1215 du Code civil, continuer à exécuter un contrat à durée déterminée après son terme vaut tacite reconduction, avec les effets d’un renouvellement : un nouveau contrat à durée indéterminée. L’article 1211 permet d’y mettre fin à tout moment en respectant le préavis prévu ou, à défaut, un délai raisonnable.
Portée : Code civil, version lue sur Légifrance.
Réserve : Ces articles ne décrivent pas le jeu d’une clause de reconduction écrite, dont la période et le préavis se lisent dans le contrat.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Section 3 : La durée du contrat (Articles 1210 à 1215) - Légifrance articles en vigueur depuis le 01 octobre 2016, affichés au 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre déduction. Un registre doit suivre deux dates différentes : le terme du contrat et la date limite pour le dénoncer.
Portée : Clause de reconduction écrite pour la date limite ; articles 1211, 1214 et 1215 du Code civil pour le cas sans clause.
Réserve : Raisonnement à partir des articles lus, sans jurisprudence. Une clause ou un régime spécial peut changer le résultat.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Légifrance : Section 3 : La durée du contrat (Articles 1210 à 1215) - Légifrance articles en vigueur depuis le 01 octobre 2016, affichés au 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. Revue mensuelle, responsable nommé et test de trois contrats en cinq minutes chacun sont nos règles de tenue.
Portée : Protocole à appliquer soi-même.
Réserve : Repères assumés, sans étude.
Relevé le 5 novembre 2026.