Aller au contenu principal
Quel Logiciel Contrats

Où sont vos contrats ? L’inventaire avant tout achat

Vos contrats sont dans des boîtes mail, des dossiers partagés et quelques classeurs, personne n’en connaît le nombre, et un achat se discute malgré tout.

Avant. Un inventaire borné à ce qui est encore en vigueur peut changer l’échelon que vous achetez : dans notre exemple fictif, 400 fichiers cachent 135 contrats vivants, et ce n’est plus le même besoin. Il ne s’agit pas de tout ranger, seulement d’établir ce qui existe, ce qui vit encore et ce qui manque.

Seule exception : si la fin d’un outil vous impose une migration, inventoriez en parallèle, car la date ne vous attendra pas.

Notre avis

Faites l’inventaire avant de voir des démonstrations, et limitez-le aux contrats vivants. Il fournira le seul chiffre de stock que vous pourrez défendre devant un éditeur.

Pourquoi

  • Notre repère du CLM parle de plus de 300 contrats vivants avec des obligations à suivre. Sans inventaire, on prend ses fichiers pour des contrats et on se croit au-dessus.
  • Ce travail se réutilise : la liste devient le registre, ou la base de votre reprise.
  • Une IA d’extraction lit ce que vous lui donnez. Elle ne vous dira pas où se trouve le contrat absent, celui qui vit dans la boîte d’un ancien salarié.

Ce qui change notre avis

Migration imposée par la fin d’un outil : menez les deux en parallèle. Flux déjà au-dessus de nos repères du CLM : l’inventaire ne changera pas l’échelon et sert seulement à préparer la reprise, donc ne retardez pas le projet pour lui.

Commencer par l’argent, pas par les dossiers

Un dossier partagé vous montre ce que quelqu’un a pensé à ranger. Un paiement vous montre ce qui vit vraiment. Fixez-vous une limite de temps, deux semaines par exemple : notre repère, car un inventaire sans fin n’aboutit pas à une décision.

  1. Définissez ce qui compte comme vivant. Un contrat vivant produit encore un effet : un paiement, une échéance, une obligation. Un contrat expiré peut y rester si une obligation survit, comme la confidentialité ou une garantie.
  2. Listez ce que la comptabilité paie et facture. Douze mois de fournisseurs récurrents et de clients facturés. Chaque nom doit correspondre à un contrat, ou à une absence de contrat, ce qui est déjà une information.
  3. Ajoutez ce qui ne passe pas par la comptabilité. Baux, assurances, accords de confidentialité, partenariats sans flux, licences gratuites avec clauses. Demandez à chaque service : quels contrats vous feraient mal s’ils s’arrêtaient demain ?
  4. Cherchez ensuite les fichiers. Outil de signature, dossiers partagés, messagerie, classeurs papier, boîtes des anciens salariés quand elles existent encore et que vos règles internes le permettent. Vous cherchez un contrat précis, ce qui va plus vite que d’ouvrir chaque dossier.
  5. Tenez cinq colonnes, pas douze. Contrepartie, objet, vivant ou non, date de conclusion, exemplaire signé trouvé ou non. Les dates de préavis viendront ensuite, sur les contrats vivants seulement.
  6. Triez en quatre piles. Vivant. Expiré à conserver. À vérifier. Introuvable ou sans signature. Cette dernière pile a sa propre page : ne la traitez pas ici.

Un exemple fictif où le besoin change

Thêta n’existe pas. Avant l’inventaire, sa direction parle de « plusieurs centaines de contrats » et demande un CLM. Son flux est de 7 nouveaux contrats par mois, avec 2 négociations et 2 valideurs.

De la pile de fichiers aux contrats vivants (exemple fictif)
ÉtapeCalculReste
Fichiers trouvésPoint de départ400
Retirer brouillons, versions et doublons400 − 170230 contrats
Retirer les expirés à conserver ailleurs230 − 95135 contrats vivants
Dont avec une date ou une obligation à surveillerRelevé ligne à ligne60
Dont sans exemplaire signé retrouvéRelevé ligne à ligne9

Ce que l’inventaire change pour Thêta

À 400, Thêta se croyait au-delà de notre repère de 300 contrats. À 135 vivants, elle en est loin. Comme ses 7 contrats par mois la placent aussi au-dessus du registre, son échelon devient la signature et le dépôt avec rappels, à condition que ses contrats partent de son modèle et se négocient peu.

L’inventaire lui apprend deux autres choses qu’aucun outil ne lui aurait dites : 9 contrats vivants n’ont pas d’exemplaire signé, et 60 dates seulement sont à surveiller, soit 5 par mois en moyenne (60 ÷ 12) si chacune revient une fois par an. Elles se gèrent très bien, à condition de nommer quelqu’un.

Ne jetez pas ce qui est expiré

Sortir un contrat de l’outil ne veut pas dire le supprimer. La fiche Service Public indique une durée de conservation de cinq ans pour un contrat conclu dans le cadre d’une relation commerciale. Ce chiffre vient d’un délai d’action : l’article L110-4 du Code de commerce et l’article 2224 du Code civil fixent cinq ans de prescription, et ce dernier compte à partir du jour où l’on a connu ou aurait dû connaître les faits. Le compter depuis la signature est donc risqué. Notre conseil, qui n’est pas une règle légale : gardez un contrat au moins cinq ans après la fin de ses obligations.

L’article L123-22 du Code de commerce fixe dix ans pour les documents comptables et les pièces justificatives. Il ne cite pas les contrats, et aucun texte lu ne dit quand un contrat en devient une : posez la question à votre expert-comptable, par catégorie.

Pour le papier, l’inventaire ne vous autorise à rien détruire. Les textes lus n’autorisent pas la destruction générale des originaux : la page sur ce sujet détaille la question.

L’IA fera-t-elle l’inventaire à votre place ?

Elle fera une partie du relevé, une fois les fichiers rassemblés. Tomorro recommande d’importer les PDF puis de laisser son IA extraire les données. Docusign décrit, pour ses nouveaux clients IAM, une allocation unique de 5 000 accords antérieurs par utilisateur. Ces fonctions supposent que vous avez trouvé les contrats et qu’un outil est déjà choisi : elles arrivent après la décision que cette page prépare.

Elles ne disent pas non plus ce qui vit encore. Le préavis, en particulier, n’est pas une donnée qu’on relève sans contrôle, et la page sur les dates explique pourquoi.

Limites de cette page

Le cas de Thêta est fictif : nous n’avons aucune statistique sur l’écart entre fichiers et contrats vivants, et il peut être faible chez vous. Les durées de conservation citées ne couvrent pas les régimes spéciaux, et notre règle de cinq ans après la fin des obligations reste un conseil de prudence. Si un contrat à fort enjeu est concerné, demandez l’avis de votre conseil. Nous n’avons testé aucune fonction d’import.

Et maintenant ?

Commencez par la liste des paiements récurrents sur douze mois et rapprochez-la de vos contrats, avec une limite de temps fixée d’avance. Si une migration est imposée par la fin d’un outil, lancez l’inventaire en parallèle au lieu d’attendre. Si votre flux dépasse déjà nos repères du CLM, ne retardez pas le projet pour cet inventaire : il sert alors à préparer la reprise.

Preuves et sources

Articles 1379 et 2224 du Code civil, Code de commerce, fiche Service Public sur la conservation et documentations d’import de Tomorro et Docusign lus le 5 novembre 2026. L’exemple chiffré est fictif.

Voir les 10 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Notre avis. Faites l’inventaire avant de choisir un outil, en le limitant aux contrats encore en vigueur ; en cas de migration imposée, menez-le en parallèle.

    Portée : PME et ETI françaises.

    Réserve : Jugement éditorial.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Exemple fictif : 400 − 170 = 230 ; 230 − 95 = 135 ; 60 ÷ 12 = 5 dates par mois.

    Portée : Entreprise et chiffres inventés. On suppose une date par an et par contrat.

    Réserve : Aucune statistique sur l’écart réel entre fichiers et contrats vivants.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. La fiche Service Public indique une durée de conservation de cinq ans pour un contrat ou une convention conclu dans le cadre d’une relation commerciale.

    Portée : Fiche administrative.

    Réserve : La fiche ne donne pas de point de départ pour ce document.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. L’article L110-4 I du Code de commerce prescrit par cinq ans les obligations nées à l’occasion du commerce, sauf prescription spéciale plus courte ; l’article 2224 du Code civil prescrit par cinq ans les actions personnelles ou mobilières à compter du jour où le titulaire a connu ou aurait dû connaître les faits.

    Portée : Délais d’action, pas obligation écrite de conservation.

    Réserve : Des délais spéciaux existent et n’ont pas été inventoriés.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Compter cinq ans depuis la signature est risqué ; notre conseil est de garder le contrat au moins cinq ans après la fin de ses obligations.

    Portée : Règle de prudence.

    Réserve : Pas une règle légale. Une obligation spéciale peut imposer plus.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. L’article L123-22 du Code de commerce prévoit la conservation dix ans des documents comptables et des pièces justificatives ; il ne cite pas les contrats.

    Portée : Code de commerce.

    Réserve : Aucun texte lu ne dit quand un contrat est une pièce justificative : question à poser à l’expert-comptable.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Les textes lus n’autorisent pas la destruction générale des contrats papier.

    Portée : Article 1379 du Code civil et décret de 2016.

    Réserve : Pas de jurisprudence lue sur la destruction, aucun avis sur un document donné.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro recommande d’importer les PDF puis de laisser son IA Oro extraire les données, plutôt que de préparer un fichier Excel complet.

    Portée : Documentation d’import.

    Réserve : Aucune mesure de précision publiée.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Docusign affiche, dans ses forfaits IAM, une allocation unique de 5 000 accords antérieurs par utilisateur pour les nouveaux clients.

    Portée : Page de prix française.

    Réserve : Le coût au-delà n’est pas publié.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre méthode. Le protocole : partir des paiements et de la facturation, ajouter ce qui n’y passe pas, chercher les fichiers ensuite, cinq colonnes, quatre piles, limite de temps.

    Portée : À appliquer soi-même.

    Réserve : La limite de deux semaines est un repère.

    Relevé le 5 novembre 2026.

Notre méthode