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Quel Logiciel Contrats

Un CLM suit-il vraiment vos obligations ?

Un éditeur vous propose un suivi des obligations, et vous voulez savoir ce que vous paierez vraiment avant d’en faire un motif d’achat.

Un CLM (logiciel de gestion du cycle de vie des contrats) suit bien ce qui a une date, à condition que cette date soit juste et qu’un responsable reçoive l’alerte. Une obligation à déclencheur n’alerte personne tant qu’un humain n’a pas saisi l’événement : un signalement reçu, un changement de sous-traitant, un retard.

Faites donc votre liste avant de payer un module. Si vos obligations sont surtout des dates, l’alerte d’une offre ordinaire suffit. Si elles se déclenchent sur des événements, posez la question de la saisie : qui, quand, à partir de quoi.

Notre avis

Ne payez pas un module de suivi des obligations sur la foi d’une page produit. Rejouez-y trois de vos obligations à déclencheur, et regardez d’où vient l’information.

Pourquoi

  • Dans les textes que nous avons lus, peu d’obligations ont un rythme fixe : la plupart des autres partent d’un événement, qu’aucun calendrier ne connaît d’avance.
  • Les pages lues des outils destinés aux PME décrivent surtout des dates et des rappels. Ce qui va au-delà, comme l’attribution à un responsable, est annoncé par des plateformes de grands groupes, sans taux d’exactitude publié.
  • Un logiciel porte la date, la pièce et le nom. Il ne décide pas si votre opération est une sous-traitance au sens de la loi, ni si l’attestation reçue est authentique.

Ce qui change notre avis

Un grand acheteur qui suit des prestataires et des niveaux de service : les outils dédiés peuvent justifier leur prix, à tester sur vos contrats. Un événement chiffré et public, comme un cours ou un taux : Gino annonce des alertes sur ce type de donnée, ce qui réduit la saisie sur ce cas précis.

Ce que la nature de l’obligation change

Ce tableau est notre raisonnement à partir des textes lus. Il ne décrit aucun produit en particulier.

Ce qu’un logiciel peut porter, selon l’obligation
NatureExemple luCe qu’il peut faireCe qu’il ne fait pas seul
Date écriteTerme du contratAlerterVérifier que le contrat n’a pas été modifié par un avenant non saisi
Date déduiteDate limite de dénonciationAlerter une fois la date calculéeGarantir le calcul : il se contrôle à la main
Rythme fixeAttestation sociale tous les six mois (article D8222-5 du Code du travail)Porter l’échéance, la pièce attendue, le responsable, relancer le fournisseurVérifier l’authenticité auprès de l’organisme, sauf intégration constatée
Déclencheur que quelqu’un reçoitSous-traitant déclaré, agrément, mise en demeure (loi de 1975)Lister l’état par contrat une fois saisiDécider si l’opération est une sous-traitance, ou savoir que l’événement a eu lieu
Fin d’une prestationSort des données (RGPD, article 28)Relancer si la fin est saisie, garder l’avis reçuJuger la validité d’un transfert ou la qualité de chaque partie

Ce que les éditeurs annoncent, page par page

Ce sont leurs déclarations, lues sur leurs pages sans test. Une absence veut dire que la page ne le décrit pas, pas que la fonction n’existe pas.

Suivi annoncé et silence des pages lues
ÉditeurCe que la page annonceCe qu’elle ne dit pas
TomorroRappels automatiques aux échéances, rappels personnalisésObligations non datées, destinataire par défaut
MYLEGITECHTâches par échéance, alertes de renouvellement et de paiementUn responsable par obligation
DiliTrustRappels générés à partir des données du contrat, y compris les renouvellements tacitesObligations non datées, responsable par alerte
LegiswayCalendrier des échéances, alertes, rappels pour renouveler ou résilierLe détail du suivi au-delà des dates, décrit en termes généraux
GinoAlertes liées au temps ou à un événement chiffré, calcul de pénalités de retardUn responsable par obligation
ContractbookUne ligne « Tasks (Obligation tracking) » dans sa grille, rappels automatisésComment l’obligation arrive dans la tâche
Docusign CLM« Manage obligations, renewals and more with agreement reports », soit gérer obligations et renouvellements avec des rapports sur les contratsUn suivi avec responsable et tâches
Icertis Vera ObligationsDécouverte par IA, classement, attribution à un responsable, alertes, capture des preuves d’exécutionAucun taux d’exactitude, rien de spécifique sur les préavis
SirionAgents qui surveillent obligations et niveaux de service, « 99% On-Time Obligation Compliance »Ni date ni méthode pour ce chiffre, que nous ne reprenons pas à notre compte

Trois obligations à rejouer en démonstration

Ne demandez pas à voir le tableau de bord. Apportez vos cas.

  1. Une date déduite. Un de vos contrats avec une clause de reconduction : demandez où se lit la date limite et sur quel point de départ l’alerte se règle.
  2. Un déclencheur que quelqu’un reçoit. Un avis de changement de sous-traitant, ou un retard de livraison : demandez qui le saisit, où, et ce qui part ensuite.
  3. Une preuve à attacher. Une attestation semestrielle : demandez où elle se range, qui relance, et ce que l’outil affiche si elle n’arrive pas. Si l’éditeur annonce une capture automatique des preuves, demandez sa source.

Limites de cette page

Nous n’avons testé aucun logiciel, et ces lignes résument des pages commerciales lues à une date. Le chiffre de Sirion vient d’une copie archivée de sa page d’accueil. Le tableau par nature d’obligation est notre raisonnement, et le lien avec l’achat d’un CLM reste à vérifier sur vos contrats. Les articles du Code du travail ont été lus sur le site du ministère du Travail, sans contrôle sur Légifrance.

Et maintenant ?

Listez dix obligations de vos contrats et marquez chacune : date écrite, date déduite, rythme ou déclencheur. Faites ensuite rejouer trois obligations à déclencheur dans l’outil, avant de payer le module. Si vous êtes un grand acheteur avec des niveaux de service, ajoutez-les : ce cas justifie d’essayer un outil dédié sur vos contrats.

Preuves et sources

Pages produit de Tomorro, MYLEGITECH, DiliTrust, Legisway, Gino, Docusign, Contractbook et Icertis lues le 5 novembre 2026, et accueil de Sirion dans une copie archivée du 15 octobre 2026. Articles du Code du travail lus sur le site du ministère du Travail. Aucune démonstration demandée.

Voir les 10 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Notre déduction. Parmi les textes lus, seuls quelques-uns posent un rythme calendaire : tous les six mois pour la vigilance, chaque année pour la revue des conventions de SA et la communication DORA, le 1er mars pour la convention de l’article L441-3. La plupart des autres se déclenchent sur un événement.

    Portée : Seulement les textes lus.

    Réserve : Ne vaut pas inventaire exhaustif du droit français.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Un logiciel peut porter la date de conclusion, une échéance à six mois, la pièce attendue et son responsable, et relancer le fournisseur ; il ne vérifie pas seul l’authenticité auprès de l’organisme, sauf intégration constatée, et ne prouve pas la conformité du fournisseur.

    Portée : Raisonnement à partir du rythme légal, aucun produit testé.

    Réserve : Code du travail lu sur le site du ministère du Travail, sans contrôle sur Légifrance. Ne dit pas qu’un produit donné le fait.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Pour la sous-traitance de la loi de 1975, un logiciel peut lister par contrat les sous-traitants déclarés, l’état de l’agrément, la caution ou la délégation et la mise en demeure en cours ; il ne décide pas si l’opération est une sous-traitance, et les dates dépendent d’événements saisis par une personne.

    Portée : Raisonnement, aucun produit testé.

    Réserve : Pas d’alerte calendaire possible sans événement déclencheur.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Pour le RGPD, un logiciel peut repérer les accords de sous-traitance et relancer sur le sort des données en fin de contrat, sans juger la qualité de responsable ou de sous-traitant, ni la validité d’un transfert.

    Portée : Raisonnement, aucun produit testé.

    Réserve : Aucune périodicité légale n’est créée par cette alerte.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro annonce des rappels automatiques lors des échéances importantes et des rappels personnalisés ; MYLEGITECH une liste de tâches par échéance et des alertes de renouvellement et de paiement ; DiliTrust des rappels générés à partir des données contractuelles, y compris pour les renouvellements tacites ; Legisway un calendrier des échéances, des alertes et des rappels pour renouveler ou résilier.

    Portée : Pages des éditeurs.

    Réserve : Le suivi d’obligations non datées et un responsable par alerte ne sont pas décrits sur ces pages. Fonctions non testées.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Gino annonce des alertes liées au temps ou déclenchées par un événement, comme le prix de l’aluminium ou un taux d’intérêt, et le calcul automatique des pénalités de retard et de l’impact de variations de cours ou de taux.

    Portée : Page de suivi de l’éditeur.

    Réserve : La source de ces données et leur branchement ne sont pas décrits. Fonction non testée.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La grille de Contractbook comporte une ligne « Tasks (Obligation tracking) » et l’éditeur annonce des rappels automatisés.

    Portée : Page de prix mondiale.

    Réserve : La grille ne dit pas comment l’obligation arrive dans la tâche. Fonction non testée.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Docusign écrit, pour son CLM, « Manage obligations, renewals and more with agreement reports » ; la page lue ne décrit pas de suivi avec responsable et tâches.

    Portée : Page CLM en anglais.

    Réserve : Absence sur la page lue, pas preuve d’absence de fonction. Ne vaut pas pour les forfaits IAM.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Icertis annonce pour Vera Obligations la découverte par IA des obligations, leur classement, leur attribution à un responsable, des alertes et la capture automatique des preuves d’exécution.

    Portée : Page anglaise de l’éditeur.

    Réserve : Aucune limite ni taux d’exactitude publié ; rien de spécifique sur les dates de reconduction ou de préavis.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Sirion déclare que ses agents surveillent obligations et niveaux de service, signalent les écarts et alertent les responsables, et affiche « 99% On-Time Obligation Compliance » sans date ni méthode.

    Portée : Page d’accueil, copie archivée du 15 octobre 2026.

    Réserve : Lu dans une copie archivée, non sur la page en ligne. Chiffre de l’éditeur, sans base publiée.

    Relevé le 5 novembre 2026.

Notre méthode