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Quel Logiciel Contrats

Que perd-on à l’import : versions et pistes d’audit ?

Vous reprenez dans un nouvel outil des contrats déjà négociés et signés ailleurs, et vous voulez savoir si leur historique suivra.

Partez du principe que l’historique ne suit pas. Les documentations d’import que nous avons lues décrivent un fichier signé, accompagné de données que vous fournissez ou qu’une IA extrait. Aucune ne promet de reprendre les versions de négociation, les commentaires, le circuit d’approbation ou le journal d’audit tenus dans un autre outil.

Gardez donc cet historique à part, tant que vous avez encore accès à l’ancien outil, et reliez-le au contrat repris par un identifiant commun. Pour les contrats à faible enjeu, le fichier signé et sa preuve de signature suffisent à nos yeux.

Notre avis

Une reprise bien faite fait passer le contrat et ses données, et laisse le reste dans une archive que vous organisez vous-même. Nous ne connaissons aucune promesse écrite du contraire : ne la supposez pas, demandez-la.

Pourquoi

  • Exporter ne veut pas dire importer. Même si l’ancien éditeur vous donne un journal, rien de ce que nous avons lu n’indique que le nouvel outil saura le rattacher à un contrat.
  • Les liens se refont à la main. Juro prévoit des colonnes Parent et Relationship type dans son fichier d’import : c’est vous qui déclarez qu’un avenant dépend d’un contrat.
  • Un journal se perd plus vite qu’un contrat. Chez Ironclad, le journal d’audit est un module payant, son aide fait partir l’enregistrement de l’activation tout en évoquant des journaux plus anciens récupérables par API ou Snowflake, à faire préciser, et un export de données par API ne se récupère que 14 jours.

Ce qui change notre avis

Nous changerions d’avis si un éditeur écrit au devis ce qu’il reprend, depuis quel outil et sous quelle forme. Le cas à demander en priorité est la migration entre deux produits d’un même groupe : nous n’avons rien lu dessus, mais c’est là qu’une reprise plus complète paraît la moins improbable.

Ce qui passe et ce qui reste derrière

Ce tableau résume les documentations lues. Une case « rien de lu » signifie que la page n’en parle pas : la fonction existe peut-être ailleurs.

Reprise depuis un autre outil, d’après les aides lues le 5 novembre 2026
ÉlémentCe que disent les aidesCe que nous en ferions
Fichier signéPasse. Juro et Tomorro importent des PDF ; Ironclad accepte d’autres extensions, avec détection seulement sur PDF et DOCXReprendre le meilleur exemplaire, sans le refaire
Données du contratPassent si vous les fournissez dans un CSV ou un Excel, ou si l’IA les extrait, à contrôler ensuiteFixer la liste des champs avant l’import
Lien avec les avenantsDéclaré par vous chez Juro, dans le fichier d’importPréparer ces liens dans le tableur
Versions de négociationRien de lu. Tomorro liste un article sur l’import d’une version, que nous n’avons pas luArchiver à part les contrats à enjeu
Commentaires et approbationsRien de luExporter en PDF si l’outil le permet, sinon garder les courriels
Journal d’auditRien de lu à l’importExporter avant la fin de l’ancien contrat
Preuve de signatureNi Concord ni Ironclad ne disent si elle suit le fichier importé depuis DocusignLa conserver avec le contrat

Pourquoi garder la preuve de signature à côté du PDF

L’article 1366 du Code civil donne à l’écrit électronique la même force probante que le papier si son auteur est dûment identifié et si l’écrit est établi et conservé dans des conditions qui garantissent son intégrité. Nous en déduisons qu’un PDF repris seul peut laisser de côté ce qui établit justement ces conditions. Le texte ne dit rien d’un outil en particulier, et cette déduction n’est pas une règle.

Docusign, par exemple, décrit un certificat de fin de signature (Certificate of Completion) comme une piste d’audit vérifiable de la transaction. Ce fichier se garde avec le contrat. Le cas Docusign est détaillé sur notre page dédiée.

Un dernier point sur vos notes : selon l’article 1363, nul ne peut se constituer de titre à soi-même. Une note dans le nouvel outil disant « négocié et approuvé en mars » vous aide à retrouver un dossier. Elle ne remplace pas les échanges d’origine face à l’autre partie.

Mesurer la perte sur cinq contrats

Les aides ne suffisent pas : faites l’essai pendant le pilote, avec cinq contrats choisis pour poser problème.

  1. Choisir cinq contrats. Un longuement négocié, un avec avenant, un signé électroniquement, un scan ancien, un passé par plusieurs valideurs.
  2. Noter ce qui existe avant. Dans l’ancien outil : nombre de versions, commentaires, approbateurs et dates, événements du journal, preuve de signature.
  3. Exporter puis importer. Utiliser la voie que vous emploierez vraiment. Un import fait par l’éditeur se teste sur ces mêmes contrats.
  4. Comparer ligne à ligne. Pour chaque élément : passé tel quel, passé en pièce jointe, ou perdu. Vérifiez aussi les dates, car une date d’import peut prendre la place de la date de signature.
  5. Décider de l’archive. Tout ce qui est perdu et utile part dans l’archive, avec l’identifiant du contrat dans son nom de fichier.

Que garder selon l’enjeu

Ce tri est notre avis, à adapter. Pour tout contrat repris : le fichier signé d’origine et sa preuve de signature. Pour un contrat vivant à fort enjeu, ajoutez les versions échangées avec l’autre partie, qui montrent ce qui a été discuté, et les approbations internes. Si vous êtes soumis à un audit, gardez aussi le journal de la période auditée.

Pour le lieu, voyez notre page sur l’archive hors du CLM. Pour la durée, notre page sur la conservation. Un calendrier compte plus que l’outil : l’accès à l’ancien logiciel a une fin, et l’export se prépare avant elle.

Limites de cette page

Nous n’avons fait aucun import. Le silence d’une aide ne prouve pas l’absence d’une fonction, et un service d’import réalisé par l’éditeur peut faire plus que son outil en libre-service. Nous n’avons trouvé aucune documentation d’import pour DiliTrust ni pour Legisway : demandez-leur par écrit. Le lien entre conservation de la preuve de signature et force probante est notre lecture, sans décision lue sur ce point.

Et maintenant ?

Avant de signer le nouvel outil, demandez à l’éditeur d’écrire ce qu’il reprend des versions, des approbations et des journaux, puis testez l’import sur cinq de vos contrats. Si la migration se fait entre deux produits d’un même groupe, posez la question en premier : c’est le cas où une reprise plus complète nous paraît la moins improbable, sans que nous ayons rien lu dessus. Posez-la aussi si l’éditeur réalise l’import lui-même.

Preuves et sources

Aides d’import de Juro, Tomorro, Ironclad, Concord et Oneflow lues le 5 novembre 2026. Non lus : l’aide d’Ironclad sur l’import de métadonnées, que nous n’avons pas pu ouvrir, et l’article de Tomorro sur l’import d’une version dans un contrat existant. Aucun import réalisé, aucun logiciel testé.

Voir les 12 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Notre déduction. Aucune des aides d’import lues de Juro, Tomorro, Ironclad, Concord et Oneflow ne dit reprendre l’historique des versions ou la piste d’audit tenus dans un autre outil.

    Portée : Pages lues, en anglais.

    Réserve : Une absence dans ces pages ne prouve pas l’absence de la fonction. L’aide d’Ironclad sur l’import de métadonnées était inaccessible.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Juro importe des PDF avec un CSV de métadonnées, dont les colonnes Parent et Relationship type servent à rattacher un avenant ou un document lié.

    Portée : Aide de Juro en anglais.

    Réserve : Les liens sont déclarés par le client, sans reconstitution depuis un autre outil.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro importe des PDF avec un fichier Excel d’une ligne par contrat ; sa page cite en lien un article sur l’import d’une version dans un contrat existant.

    Portée : Aide de Tomorro en anglais.

    Réserve : L’article sur l’import d’une version n’a pas été lu.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Ironclad réserve les aperçus et suggestions de l’IA aux fichiers .pdf et .docx et limite chaque fichier à 100 Mo dans son API d’import.

    Portée : Documentation d’API d’Ironclad.

    Réserve : Les limites de l’interface peuvent différer.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Le journal d’audit d’Ironclad fait partie du module payant Security & Data Pro ; son aide fait partir l’enregistrement de l’activation et évoque des journaux plus anciens récupérables par API ou Snowflake ; les exports de données par API se récupèrent 14 jours après leur création.

    Portée : Documentation d’Ironclad en anglais.

    Réserve : Prix du module non publié. L’aide ajoute que des journaux plus anciens peuvent se récupérer par API ou Snowflake : à faire préciser.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Article 1366 du Code civil : l’écrit électronique a la même force probante que l’écrit sur papier si la personne dont il émane est dûment identifiée et s’il est établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité.

    Portée : France.

    Réserve : Le texte ne vise aucun produit.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Un PDF repris sans sa preuve de signature peut laisser de côté ce qui établit l’identification et l’intégrité.

    Portée : Notre lecture.

    Réserve : Aucune décision lue. Cela dépend du fichier : certains PDF portent leur signature en eux-mêmes.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Docusign décrit le Certificate of Completion comme la piste d’audit vérifiable d’une transaction, qui enregistre le détail de l’événement de signature.

    Portée : Page de Docusign sur la résidence des données, mise à jour le 14 avril 2026.

    Réserve : Sa valeur devant un juge n’est pas établie par cette page.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Article 1363 du Code civil : nul ne peut se constituer de titre à soi-même.

    Portée : France.

    Réserve : L’application à une note d’un logiciel est notre déduction. Des exceptions, notamment comptables, n’ont pas été lues.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Il faut garder à part ce que l’import ne reprend pas, le tri selon l’enjeu relevant de notre avis.

    Portée : Logiciels non testés.

    Réserve : À revoir si un éditeur écrit une reprise plus complète.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Aucune documentation publique d’import, d’export ou de réversibilité n’a été trouvée pour Hyperlex (DiliTrust) ni pour Legisway.

    Portée : Pages publiques lues.

    Réserve : Les annexes de Legisway citent la migration et la restitution sans décrire la méthode.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre méthode. Protocole : cinq contrats choisis pour poser problème, inventaire avant, export et import réels, comparaison élément par élément.

    Portée : Notre protocole.

    Réserve : Cinq contrats révèlent les pertes, ils ne les chiffrent pas sur tout un stock.

    Relevé le 5 novembre 2026.

Notre méthode