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Quel Logiciel Contrats

IA ou prestataire humain pour reprendre un stock ?

Vos contrats sont déjà lisibles ou en cours de numérisation, et vous devez décider qui relèvera leurs dates et leurs clauses : une IA, un prestataire ou votre équipe.

IA avec contrôle ciblé si vous avez un stock homogène : mêmes modèles, bons PDF, champs qui reviennent. Saisie humaine si vos dates sont rares et le papier mauvais, car vous relirez presque tout. Pour un petit stock, moins de 100 contrats selon notre repère, faites-le en interne.

Dans tous les cas, quelqu’un contrôle. Aucun chiffre public ne vous dit qui sera le moins cher : mesurez sur 30 contrats avant de choisir. La question de la numérisation elle-même, papier vers fichier, est traitée sur une page voisine.

Notre avis

Le choix ne porte pas sur « machine ou humain », mais sur ce que vous relirez de toute façon. Si le contrôle couvre presque tout, l’IA ne vous fait rien gagner ; s’il se concentre sur quelques champs, elle peut réduire la charge.

Pourquoi

  • Le type de stock décide. Ironclad reconnaît des limites sur les tableaux, le manuscrit, le papier filigrané, les scans de faible qualité et les champs qui se chevauchent : ce sont les documents où le contrôle explose.
  • Un humain n’est pas une référence sûre non plus. Sur dix contrats en anglais, une étude d’Onit donne le même score (0,87) au meilleur modèle et aux prestataires externalisés pour dire si un point est présent ; le rapport Vals donne 71,1 % à des avocats en extraction. Un prestataire se contrôle aussi.
  • La reprise par IA reste une prestation à chiffrer. Chez les éditeurs lus, le prix de l’import assisté n’est pas publié, et chez Juro, l’extraction ne se lance pas seule après un import en masse.

Ce qui change notre avis

Si vos essais sur 30 contrats montrent que le contrôle des sorties de l’IA prend autant de temps qu’une saisie, passez à la saisie. Si un prestataire vous annonce une lecture humaine, demandez s’il utilise lui-même une IA : le choix serait alors différent de ce que vous pensez acheter.

L’ordre que nous conseillons

  1. Moins de 100 contrats : votre équipe, avec une grille de saisie.
  2. Stock homogène, PDF de bonne qualité : IA, contrôle systématique des préavis et dates déduites, échantillon sur les champs simples.
  3. Stock mixte : IA sur les groupes homogènes, personnes sur le reste. Séparez les groupes avant de commander.
  4. Dates rares, avenants empilés, mauvais papier : saisie humaine, avec un contrôle par échantillon.

Un calcul à refaire avec vos chiffres

Toutes ces durées sont inventées : aucune source lue ne publie de minutes par contrat. Remplacez-les par ce que vous chronométrez sur 30 contrats.

Deux stocks fictifs, temps de votre équipe seulement
StockContratsSaisie humaineIA et contrôleÉcart
Homogène : mêmes modèles, bons PDF6006 min, soit 3 600 min = 60 h3 min de contrôle, soit 1 800 min = 30 h30 h
Difficile : mauvais scans, avenants empilés15010 min, soit 1 500 min = 25 h9 min de contrôle, soit 1 350 min = 22,5 h2,5 h

Ce que ce calcul change

Sur le stock homogène, l’écart justifie de regarder le prix de l’IA. Sur le stock difficile, il disparaît si votre chronométrage se trompe d’une minute par contrat (150 min = 2,5 h) : vous prendriez le risque d’une relecture plus distraite pour presque rien.

Le temps n’est pas tout. Sur un préavis mal relevé, une reconduction subie coûte plus cher que les heures gagnées. C’est pourquoi le contrôle des dates déduites reste systématique, quel que soit le choix, tant que votre test ne montre pas mieux.

Ce qu’annoncent les outils

Ces lignes viennent de leur documentation.

Tomorro recommande d’importer les PDF puis de lancer l’extraction par Oro depuis la vue des contrats incomplets, et propose de confier l’import à son équipe : prix de base au devis, 5 € hors taxes par document au-delà du volume fixé. Ironclad indique qu’on vérifie ce que l’IA a détecté et qu’on ajoute ce qu’elle n’a pas capté, et renvoie au support pour le prix de Smart Import. Juro renvoie à son Legal Engineer pour lancer l’extraction après un import en masse. Docusign CLM limite l’extraction par IA aux documents en anglais, alors que Docusign annonce le français pour l’extraction d’Agreement Manager : vérifiez le produit que vous achetez.

Ce qu’il faut demander dans les deux cas

  1. Le prix par contrat et par champ. Ni au forfait global, ni à la page : le champ est l’unité que vous contrôlerez. Demandez ce qui est facturé en cas de document illisible.
  2. Le mode de lecture réel. Le prestataire utilise-t-il une IA ? L’éditeur fait-il relire par des personnes ? Qui, où, sous quel accord de confidentialité ?
  3. Le contrôle livré. Taux d’erreur mesuré sur quel échantillon, tiré par qui ? Exigez de tirer vous-même au sort.
  4. Le format de sortie. Un fichier réimportable, avec un lien entre chaque valeur et son contrat, et le signalement de ce qui n’a pas pu être lu.
  5. Les compétences. Si un prestataire utilise une IA pour votre compte, la Commission lit l’article 4 du règlement comme exigeant qu’il ait les compétences utiles à sa tâche.

Limites de cette page

Nous n’avons trouvé aucun tarif de reprise ni de saisie, aucune durée par contrat et aucun taux d’erreur applicable à un stock de PME française. L’étude d’Onit, écrite par des salariés d’un éditeur, porte sur dix contrats d’achats américains et néo-zélandais, avec des modèles de fin 2023 : elle ne dit rien du français ni des scans. Son chiffre compare une revue, pas une saisie de champs. Le rapport Vals vise des outils pour cabinets. Mesurez chez vous, en suivant la méthode de test.

Et maintenant ?

Tirez 30 contrats par groupe de documents, chronométrez une saisie et un contrôle de sortie d’IA, puis demandez deux devis par contrat et par champ, en demandant si le prestataire utilise lui-même une IA. Pour moins de 100 contrats, faites-le en interne, et gardez dans tous les cas le contrôle systématique des préavis.

Preuves et sources

Documentations d’import de Tomorro, Juro, Ironclad et Docusign, étude d’Onit et rapport Vals, lus le 5 novembre 2026. Fiches de prestataires lues sans aucun tarif. Aucun outil testé, aucun prestataire contacté.

Voir les 10 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Déclaration de l’éditeur. Ironclad écrit que son IA a des limites sur les tableaux, le manuscrit, le papier filigrané, les scans de faible qualité et les champs qui se chevauchent, et que les suggestions demandent une revue humaine.

    Portée : Smart Import, documentation de l’éditeur.

    Réserve : Sans chiffre.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Une étude d’Onit sur dix contrats d’achats américains et néo-zélandais donne, face à une vérité fixée par des avocats seniors, un score F de 0,87 pour GPT4-1106 et le prestataire externalisé, et 0,86 pour les juniors sur la détermination des points. Sur leur localisation, 0,77 pour le prestataire et 0,74 pour le meilleur modèle.

    Portée : Dix contrats anonymisés, modèles de fin 2023, prépublication.

    Réserve : Dix contrats et auteurs salariés d’un éditeur : le résumé de l’étude conclut bien au-delà. Rien sur le français ni les scans. Revue, pas saisie.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Le rapport Vals donne, en extraction de données, 71,1 % à la ligne de base d’avocats, à environ 3 points près.

    Portée : Rapport de février 2025 sur des outils pour cabinets ; 30 questions, 29 documents, notation automatique.

    Réserve : Cité pour la méthode : ne montre pas que l’IA égale un juriste.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro recommande d’importer les PDF puis de laisser Oro extraire les données, et propose de confier l’import de l’historique à son équipe via un catalogue de services.

    Portée : Centre d’aide.

    Réserve : Prix non publié sur la page.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Juro indique que l’extraction par IA ne se lance pas automatiquement pour les documents importés par l’outil d’import en masse, et renvoie à son Legal Engineer.

    Portée : Guide de l’éditeur.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Ironclad précise que l’on peut vérifier ce que l’IA a détecté et ajouter ce qu’elle n’a pas capturé ; sa documentation API soumet Smart Import à une tarification propre et renvoie au support pour le prix.

    Portée : Documentation de l’éditeur.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La documentation de Docusign CLM indique que l’extraction par IA n’est prise en charge que pour les documents en anglais. La page tarifaire française annonce l’extraction d’Agreement Manager en anglais, français et allemand.

    Portée : Deux produits distincts.

    Réserve : « Disponible » ne dit pas la qualité sur des scans.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. La Commission indique que les personnes travaillant pour un prestataire doivent avoir les compétences en IA utiles à la tâche concernée.

    Portée : Foire aux questions sur l’article 4.

    Réserve : Non contraignante.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Calcul fictif : 600 × 6 min = 60 h, 600 × 3 min = 30 h ; 150 × 10 min = 25 h, 150 × 9 min = 22,5 h. Écarts de 30 h et 2,5 h.

    Portée : Durées inventées, reproductibles à la main.

    Réserve : Aucune source ne publie de minutes par contrat. Ne jamais présenter ces nombres comme une mesure.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Le repère de 100 contrats et la grille de choix sont notre avis.

    Portée : Avis du site.

    Réserve : Aucune source ne fixe ce seuil.

    Relevé le 5 novembre 2026.

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