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Quel Logiciel Contrats

CLM métier ou suite juridique : qu’est-ce qui fait basculer ?

Vous hésitez entre un logiciel centré sur les contrats et une suite pour direction juridique, et chaque éditeur présente sa catégorie comme la bonne.

Prenez une suite juridique si la gestion de sociétés, les litiges, la propriété intellectuelle ou le ticketing juridique (les demandes adressées au juridique, suivies comme des tickets) entrent vraiment dans ce que vous achetez. Vraiment veut dire : une personne les suit déjà, avec un fichier réel, et le fera dans l’outil. Sinon, prenez un CLM (logiciel de gestion du cycle de vie des contrats) métier.

Ni Word ni le seul nombre de sociétés ne font basculer. Si votre groupe vous a déjà équipé d’une suite, elle s’impose, même moins bonne sur le flux commercial : ne payez pas un second outil sans preuve d’une perte.

Notre avis

Le critère est l’usage réel des modules autres que les contrats. Une suite dont on n’utilise que le module contrats se paie pour des fonctions que personne n’ouvre.

Pourquoi

  • Une suite vend plusieurs métiers. Legisway couvre contrats, entités, litiges, risques, propriété intellectuelle et ticketing ; DiliTrust ajoute instances digitalisées, entités, dossiers et dataroom ; Juriview vend ses modules à l’unité, sur devis.
  • Word ne départage pas les catégories. DiliTrust, vendu comme suite, décrit un complément Word, et chez Legisway la collaboration sur Word n’arrive qu’à partir d’Advanced, alors que l’édition dans Word figure dès Core. Vérifiez l’édition plutôt que la catégorie.
  • Le nombre de sociétés non plus. Un outil simple peut gérer des filiales : Concord le place dans son plan Enterprise. Ce qui compte, c’est le besoin de gérer ces sociétés (mandats, assemblées, registres), pas de les compter.

Ce qui change notre avis

Déjà équipé de la suite par le groupe : gardez-la, même moins bonne sur le flux commercial. À l’inverse, si vous avez une dizaine de négociations par mois et un seul module annexe utilisé deux fois par an, ce module ne fera pas basculer l’achat, et un fichier suffit pour lui.

L’ordre que nous conseillons

  1. Au moins un module hors contrats a un propriétaire nommé, un fichier en cours et un volume réel : regardez Legisway, ou DiliTrust si la gestion de vos conseils et comités entre aussi dans l’achat.
  2. Rien de tout cela, et un flux de vente ou d’achat à négocier : prenez un CLM métier, Tomorro d’abord pour une PME française à flux commercial, Gino pour des modèles très complexes.
  3. Une suite déjà imposée par le groupe : gardez-la et testez son module contrats plutôt que d’en acheter un autre.

Le test du propriétaire nommé

Reprenez chaque module hors contrats que la suite vous propose et remplissez une ligne : qui s’en occupe, sur quel fichier aujourd’hui, combien de fois par an. Un module compte si les trois cases sont remplies et si la personne accepte de changer d’outil. C’est notre test : il remplace les cases à cocher de la démonstration.

Le test appliqué à deux entreprises fictives
Module proposéSigma : six filiales, un juristeTau : 40 sociétés, secrétariat juridique de 3 personnes
Gestion de sociétésPersonne. Les statuts sont dans un dossier, et le cabinet gère les assemblées.Une responsable, un fichier de mandats, environ 120 assemblées par an (40 × 3 réunions).
LitigesDeux dossiers par an, suivis par l’avocat.Une personne, 30 dossiers ouverts.
Ticketing juridiqueDes e-mails, sans volume compté.Une boîte commune, comptée à environ 200 demandes par mois.
Négociations par mois146
ConclusionCLM métier : 14 négociations, aucun module hors contrats.Suite : trois modules passent le test, malgré un flux modeste.

Ce que coûte l’entrée dans une suite

Seul Legisway publie un prix d’entrée parmi les suites que nous avons lues : Core à partir de 8 000 € par an, Advanced à partir de 13 000 €, Premium à partir de 16 000 €, en euros, HT ou TTC non dit, sans le nombre d’utilisateurs, la mise en place ni l’engagement. Core inclut contrats, entités, autres affaires, calendrier des échéances, alertes et intégration de signature. Advanced ajoute modèles de documents, ticketing, collaboration sur Word et connecteurs.

La grille inclut aussi dès Core une intégration Word pour l’édition de documents, sans dire ce qui la sépare de la collaboration. Si vous devez collaborer dans Word, nous en déduisons un point d’entrée à Advanced, à confirmer au devis : 13 000 − 8 000 = 5 000 € de plus par an au minimum, sur ces prix plancher. DiliTrust n’affiche aucun prix sur les pages lues, Juriview vend par module sur devis, et Tomorro comme Gino passent aussi par un devis. Nous ne pouvons donc pas écrire qu’une suite coûte plus cher qu’un CLM métier : comparez les devis pour ce que vous utiliserez réellement.

Trois arguments à ne pas retenir

« Nous négocions dans Word, donc il nous faut un vrai CLM. » Les deux catégories proposent Word, avec des règles différentes. Faites le test d’aller-retour, sur l’édition que vous achèteriez.

« Nous avons plusieurs sociétés, donc une suite. » Une structure à plusieurs sociétés peut n’avoir aucun besoin de secrétariat juridique dans l’outil. Demandez plutôt si l’outil sépare les contrats, les droits et les modèles par société : c’est un sujet de validation et de droits, présent dans les deux catégories selon l’éditeur.

« Nous grandirons. » Acheter des modules pour un besoin futur revient à payer dès maintenant une hypothèse. Demandez plutôt le prix d’ajout d’un module plus tard, et le prix de sortie.

Le cas du groupe qui a déjà choisi

Si la direction juridique du groupe utilise déjà une suite, une filiale qui achète un CLM à part crée deux dépôts et deux listes de contrats à consolider. Partez de la suite, testez son module contrats sur votre flux commercial, et notez ce qui manque. Un écart chiffré (temps de cycle, contrats contournant l’outil) justifie une demande d’exception, une préférence n’en justifie pas. Nous ne donnons ici aucun chiffre type : aucun n’a été lu.

Limites de cette page

Sigma et Tau sont inventées, et le test du propriétaire nommé est notre méthode. Les listes de modules viennent de pages de vente ou de menus, qui ne disent pas toujours quelle édition contient quoi.

Les prix de Legisway sont des prix plancher. L’absence de prix chez d’autres ne dit rien de leur niveau, et nous n’avons demandé aucun devis. Le classement de Juriview et de DiliTrust en suite est le nôtre, d’après leurs pages. Cette page choisit une catégorie : le duel entre Legisway et Tomorro départage ensuite deux produits.

Et maintenant ?

Remplissez le test pour chaque module hors contrats. Si un seul passe avec un vrai volume, demandez une suite à prix comparé ; si aucun ne passe, cherchez un CLM métier. Si le groupe a déjà une suite, partez de celle-ci, et ne demandez une exception que sur un écart chiffré.

Preuves et sources

Pages de prix et de produit de Legisway, DiliTrust, Juriview, Tomorro et Concord lues le 5 novembre 2026. Aucun logiciel testé, aucun devis demandé.

Voir les 12 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Notre avis. Une suite juridique se justifie si la gestion de sociétés, les litiges, la propriété intellectuelle ou le ticketing juridique sont vraiment utilisés ; ni Word ni le seul nombre de sociétés ne font basculer.

    Portée : PME et ETI françaises.

    Réserve : Jugement éditorial, sans test de produit.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Legisway se présente comme une suite couvrant les contrats, les entités, les sinistres et litiges, la gestion des risques, la propriété intellectuelle et le ticketing juridique.

    Portée : France, pages non datées.

    Réserve : La page n’indique pas quelles fonctions sont dans quelle édition.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Legisway publie Core à partir de 8 000 €, Advanced à partir de 13 000 € et Premium à partir de 16 000 €, par an.

    Portée : France, euros, HT ou TTC non dit.

    Réserve : Prix plancher : utilisateurs, volume, mise en place, formation et engagement non indiqués.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Selon la page de prix de Legisway, Core inclut contrats, entités, autres affaires, stockage, calendrier des échéances, intégration Word pour l’édition, alertes, intégration de signature et module Outlook ; Advanced ajoute modèles de documents, ticketing, collaboration sur Word et connecteurs Dynamics, SAP et Salesforce.

    Portée : France, page non datée.

    Réserve : Limites de volume ou d’utilisateurs non précisées.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. L’écart entre Core et Advanced vaut au moins 5 000 € par an sur les prix plancher publiés.

    Portée : Calcul : 13 000 − 8 000.

    Réserve : Deux prix « à partir de » : l’écart réel peut différer.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La suite DiliTrust comprend des modules d’instances digitalisées, de gestion des contrats, de gestion des entités, de dossiers et de dataroom.

    Portée : Menu du site français.

    Réserve : Ne dit pas ce qu’inclut l’abonnement de base.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La vue d’ensemble des intégrations de DiliTrust liste, pour le module CLM, un complément Word et un module Google Docs.

    Portée : Base d’aide de DiliTrust ; année non affichée.

    Réserve : Fonctionnement et prérequis non lus.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Juriview vend par modules ticketing, contrats, GED, entités, RGPD, suivi des avocats et IA, sur devis, sans montant publié.

    Portée : France.

    Réserve : Aucun chiffre de clients lu.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Concord place la gestion des filiales dans son plan Enterprise, à 1 299 $ par mois en facturation annuelle, pour 5 utilisateurs.

    Portée : Page mondiale en dollars, HT ou TTC non dit.

    Réserve : Une page américaine ne vaut pas offre française.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro et Gino ne publient aucun montant et renvoient à un devis ; DiliTrust n’affiche aucun prix sur les pages lues.

    Portée : Pages publiques.

    Réserve : Absence sur les pages lues.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Exemples fictifs : 40 sociétés avec 3 réunions par an font 120 assemblées ; 13 000 − 8 000 = 5 000 € ; Sigma compte 14 négociations par mois, Tau 6.

    Portée : Entreprises et volumes inventés.

    Réserve : Ne décrit aucun cas réel.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Candidats selon le profil : Tomorro d’abord pour une PME française à flux commercial, Gino pour des modèles très complexes, Legisway ou DiliTrust pour une suite selon la gouvernance.

    Portée : Aucun classement général.

    Réserve : Avis fondé sur des documents lus, sans test des logiciels.

    Relevé le 5 novembre 2026.

Notre méthode