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Quel Logiciel Contrats

Complément Word : que doit préparer votre informatique ?

Vous allez signer un CLM (logiciel de gestion du cycle de vie des contrats) parce que vos juristes négocient dans Word, et vous devez dire à votre informatique ce qu’il faudra installer.

Un complément Word est un panneau ajouté dans Word, relié à votre CLM. Faites écrire trois points avant la signature : qui a le droit de le déployer chez vous, dans quel plan il est inclus, et ce qu’il fait dans Word en ligne.

Prévoyez aussi le délai. Microsoft indique que l’icône peut mettre 24 à 72 heures à apparaître, après un déploiement depuis son centre d’administration. Si votre informatique refuse tout complément, un mode sans complément existe chez certains éditeurs, avec des limites qu’il faut connaître.

Notre avis

Ne signez pas sur la mention « compatible Word ». Demandez une réponse écrite sur le droit de déploiement, le plan et Word en ligne, puis déployez sur un petit groupe avant toute généralisation.

Pourquoi

  • Un refus de votre informatique n’apparaît jamais en démonstration. Juro écrit que le déploiement par fichier, quand la boutique Microsoft est bloquée, demande des droits d’administrateur global.
  • Le plan change d’un éditeur à l’autre. Juro inclut le complément partout ; Ironclad le réserve à certains plans sans les nommer ; Legisway sépare l’édition dans Word de la collaboration sur Word.
  • Un même éditeur peut proposer plusieurs modes aux règles différentes. Ironclad en documente trois : les réponses valent pour un mode, pas pour la marque.

Ce qui change notre avis

Si votre direction informatique ne l’autorise pas, ou si les personnes qui négocient utilisent une version de Word que l’éditeur ne couvre pas, écartez le complément et jugez le mode sans complément avec notre test d’aller-retour.

Ce que votre administrateur Microsoft 365 aura à faire

Deux voies existent. Dans la première, chaque utilisateur ajoute le complément depuis la boutique de Microsoft, comme le décrit Juro. Dans la seconde, un administrateur le déploie depuis le centre d’administration Microsoft 365, pour tout le monde, pour des groupes ou pour lui seul. C’est celle qu’il faut prévoir si votre entreprise bloque la boutique.

Dans ce cas, l’administrateur peut déposer le fichier de description du complément ou indiquer son adresse. Microsoft signale une limite technique : le portail des compléments n’accepte que l’ancien format de ce fichier, et le format unifié passe par le portail des applications intégrées. Demandez à l’éditeur quel format il utilise. Nous ne l’avons lu chez aucun.

Microsoft ajoute trois points utiles à votre informatique. Depuis la boutique, les mises à jour se déploient toutes seules. Pour un fichier déposé à la main, l’administrateur doit redéposer le nouveau fichier si la description change. Et la partie applicative d’un complément, hébergée sur le web, peut évoluer à tout moment, ce qui compte pour une revue de sécurité. Agiloft l’illustre : sa fiche indique que son complément peut lire et modifier le document et envoyer des données sur Internet.

  1. Trouver la personne. Nommez l’administrateur Microsoft 365 avant la signature. Juro parle de droits d’administrateur global pour le déploiement par fichier ; demandez le rôle exact à votre éditeur.
  2. Déployer sur un groupe. Microsoft conseille d’avancer par étapes et d’affecter le complément à des groupes plutôt qu’à des personnes.
  3. Laisser trois jours. Comptez 72 heures avant la première séance de négociation. Un redémarrage de Word peut être nécessaire.
  4. Tester sur chaque poste. Windows, Mac et Word en ligne, sur un vrai contrat. Juro cite Windows et macOS ; ailleurs, demandez la liste.

Le plan et le fonctionnement, éditeur par éditeur

Dans ce tableau, « non dit » signifie que nous n’avons rien lu sur ce point : la fonction peut exister. Oneflow, par exemple, décrit une négociation dans ses documents web, sans complément sur les pages lues, et liste un connecteur Microsoft Office 365 sans détail. Posez la question.

Ce que chaque éditeur documente sur son complément ou son mode Word
ÉditeurPlan ou éditionÀ retenir pour le déploiement
JuroTous les plans, selon sa page d’intégrationBoutique Microsoft, ou fichier déployé par un administrateur. Un seul utilisateur interne modifie un contrat à la fois
Ironclad« Certains plans », non nommésUn administrateur configure l’intégration. Word de bureau et Word en ligne. Deux brouillons parallèles déclenchent une tentative de fusion
TomorroPlan du complément non dit ; recherche juridique réservée au « plan V6 »Le lien avec un contrat se fait une fois. Aucune version ajoutée pendant la signature. Commentaires privés et certaines fonctions perdus à l’import
LegiswayÉdition dans Word dès Core ; collaboration sur Word à partir d’AdvancedCollaboration décrite via Microsoft Office Online. Aucun complément de bureau indiqué sur la page lue
DiliTrustNon ditComplément listé avec modèles et bibliothèque de clauses. Prérequis non lus
AgiloftNon affichéFiche sur la boutique de Microsoft, sans documentation d’administration lue
SirionNon ditModules annoncés pour Word et Outlook, sans documentation lue
ConcordListé dans la grille, plan non lisible dans le texte luAucune aide lue sur ce module
DocusignNon dit pour le CLMLa page Word lue concerne l’envoi et la signature, sans négociation ni gestion de versions

Word en ligne : la question qui reste ouverte

Nous n’avons pas pu lire la page où Microsoft compare Word en ligne et Word de bureau. Nous ne dressons donc pas la liste de leurs écarts. Ce que nous avons lu : Word en ligne suit les modifications de tous les collaborateurs ou seulement les vôtres, et la coédition en temps réel est décrite pour les abonnés Microsoft 365. Sans cet abonnement, ou avec une version ancienne, il faut enregistrer pour voir les changements des autres.

Ironclad illustre pourquoi il faut poser la question mode par mode. Son mode « Edit in Word Online » permet l’édition en temps réel, après activation par un administrateur. Pour une organisation qui se connecte uniquement par SSO (connexion unique avec le compte de l’entreprise), Ironclad recommande vivement un compte de service (un compte technique qui n’appartient à aucun salarié) Microsoft 365 avec une licence OneDrive for Business, et demande un utilisateur Ironclad de même adresse dans le groupe des administrateurs. Ce coût de licence n’est pas chiffré.

Si votre informatique refuse le complément

Vous pouvez encore négocier dans Word, à d’autres conditions. Ironclad propose d’ouvrir le document dans Word depuis son éditeur. Sa page, mise à jour il y a environ un an, annonce qu’aucune configuration n’est requise, ce que contredit en partie la page plus récente de son complément. Elle précise qu’il n’y a pas de coédition en temps réel, que la version est créée à la fermeture de Word et que la connexion expire après 10 minutes d’inactivité.

Chez Juro, sans complément, vous téléversez une nouvelle version. Juro traite alors le fichier comme si toutes les modifications suivies étaient acceptées, puis compare le texte : vous perdez chaque modification individuelle. Juro recommande d’ailleurs le complément pour une négociation en allers-retours. Pour voir ce que cela donne sur vos contrats, rejouez notre test d’aller-retour.

Limites de cette page

Nous n’avons installé aucun complément : tout ce qui décrit leur comportement vient de la documentation des éditeurs. Nous ne disons rien de la version minimale de Word, ni du type de fichier que chaque éditeur utilise pour déclarer son complément à Microsoft 365. Demandez ces deux points par écrit, avec le plan.

Et maintenant ?

Envoyez à l’éditeur trois questions à faire figurer au devis : le rôle Microsoft nécessaire au déploiement, le plan qui inclut le complément, le comportement dans Word en ligne et sur Mac. Puis déployez sur un petit groupe 72 heures avant le pilote. Si le complément est interdit, testez le mode sans complément.

Preuves et sources

Documentation Microsoft sur le déploiement des compléments, aides de Juro, Ironclad et Tomorro, pages de Legisway, DiliTrust, Agiloft, Sirion, Concord et Docusign lues le 5 novembre 2026. Non lues : la page Microsoft qui compare Word en ligne et Word de bureau, et toute documentation d’administration chez Docusign CLM, DiliTrust, Icertis, Agiloft et Legisway. Aucun complément installé.

Voir les 17 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Fait lu. Un administrateur peut déployer un complément Office à tous, à des groupes ou à lui seul depuis le centre d’administration Microsoft 365 ; l’icône peut mettre 24 à 72 heures à apparaître et les mises à jour de la boutique sont déployées automatiquement.

    Portée : Documentation Microsoft Learn en anglais.

    Réserve : Les droits d’administrateur requis varient selon l’option ; un délai d’approbation interne n’est pas décrit.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Le portail des compléments n’accepte que les compléments à fichier de description classique ; le format unifié de Microsoft 365 passe par le portail des applications intégrées.

    Portée : Documentation Microsoft Learn en anglais.

    Réserve : Le format de chaque éditeur n’est pas dit.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Pour un complément déposé par un administrateur, celui-ci doit déposer le nouveau fichier en cas de changement de description ; la partie applicative d’un complément peut changer à tout moment ; Microsoft recommande un déploiement progressif et une affectation par groupes.

    Portée : Documentation Microsoft Learn en anglais.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Juro indique installer son complément depuis la boutique de Microsoft sous Windows et macOS, et, si la boutique est bloquée, le déployer par fichier de description, ce qui demande des droits d’administrateur global ou équivalents, avec une activation de 24 à 72 heures.

    Portée : Aide Juro.

    Réserve : Versions de Word prises en charge non dites.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Juro indique qu’un contrat n’est modifiable que par un utilisateur interne à la fois et que le complément Word est inclus dans tous les plans.

    Portée : Aide et page d’intégration Juro.

    Réserve : Comportement non testé.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Ironclad écrit qu’un administrateur doit configurer l’intégration Word, que le complément est réservé à certains plans tarifaires non nommés, qu’il fonctionne avec Word de bureau et Word en ligne, et que deux brouillons de la même version déclenchent une tentative de fusion.

    Portée : Aide Ironclad en anglais.

    Réserve : L’issue d’une fusion ratée n’est pas décrite.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La page d’Ironclad sur l’ouverture dans Word, mise à jour il y a environ un an, annonce l’absence de configuration et de coédition en temps réel, une version créée à la fermeture et une connexion qui expire après 10 minutes d’inactivité.

    Portée : Aide Ironclad en anglais.

    Réserve : Elle diverge de la page du complément, qui demande une configuration par un administrateur : Ironclad documente plusieurs modes distincts.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. « Edit in Word Online » d’Ironclad permet l’édition en temps réel après activation par un administrateur ; Ironclad recommande vivement à une organisation en SSO seul un compte de service Microsoft 365 avec une licence OneDrive for Business.

    Portée : Aide Ironclad en anglais.

    Réserve : Licences Microsoft non chiffrées.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro indique que le complément se lie une fois à un contrat, que les commentaires privés et certaines fonctions de son éditeur ne sont pas conservés à l’import, qu’on ne peut pas téléverser de version pendant la signature ou après, et réserve la recherche juridique du complément au plan V6.

    Portée : Aide Tomorro en anglais.

    Réserve : Plan requis pour le complément lui-même non dit.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Legisway inclut l’intégration Word pour l’édition dès Core et la collaboration sur Word à partir d’Advanced, et décrit cette collaboration via Microsoft Office Online.

    Portée : Pages France de Legisway.

    Réserve : Aucun complément de bureau indiqué ; comportement du retour d’un fichier de la contrepartie non expliqué.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. DiliTrust liste un complément Word pour son module de gestion des contrats ; Sirion annonce des modules pour Word et Outlook ; Concord liste un « Microsoft Word plugin » dans sa grille.

    Portée : Pages d’éditeurs ; aucune documentation d’installation lue.

    Réserve : Plan requis et prérequis non établis.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La fiche de la boutique Microsoft du complément d’Agiloft indique qu’il peut lire et modifier le document et envoyer des données sur Internet.

    Portée : Fiche en anglais.

    Réserve : Prérequis de licence non affichés.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. La page Word de Docusign décrit l’envoi et la signature depuis Word, sans négociation ni gestion de versions.

    Portée : Produit de signature.

    Réserve : Un complément propre à Docusign CLM n’a pas été lu.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Word en ligne suit les modifications de tous ou seulement les siennes ; la coédition en temps réel est décrite pour les abonnés Microsoft 365 ; sans cet abonnement ou avec une version ancienne, il faut enregistrer pour voir les changements des autres.

    Portée : Documentation Microsoft en anglais.

    Réserve : Ne dresse pas la liste des écarts entre Word en ligne et Word de bureau ; la page de comparaison n’a pas été lue.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Quand on téléverse une version sans passer par le complément, Juro traite le fichier comme si toutes ses modifications suivies étaient acceptées, puis compare le texte ; il recommande le complément pour une négociation en allers-retours.

    Portée : Aide Juro du 20 août 2026 ; contrats créés depuis un modèle Juro.

    Réserve : Les contrats importés depuis un fichier Word suivent une autre règle.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Oneflow décrit une négociation dans ses documents web ou des PDF, sans complément Word sur les pages lues, et liste un connecteur Microsoft Office 365 sans détail.

    Portée : Page de tarifs de Oneflow.

    Réserve : Ne permet pas de conclure à l’absence de voie Word.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Exiger une réponse écrite sur le droit de déploiement, le plan et Word en ligne avant la signature est notre recommandation.

    Portée : Aucun complément installé.

    Réserve : Change si votre informatique interdit les compléments.

    Relevé le 5 novembre 2026.

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