Extraction en français : ce que les éditeurs documentent
Vos contrats sont en français, parfois en plusieurs langues, et l’éditeur vous répond que son IA « prend en charge » le français.
Ne transposez pas au français un chiffre mesuré sur des contrats anglais, et demandez la langue fonction par fonction. Un même éditeur peut documenter deux réponses : chez Docusign, l’extraction du CLM est écrite comme réservée aux documents en anglais, alors que celle d’Agreement Manager est annoncée aussi en français.
« Prise en charge » signifie que la fonction accepte la langue, sans dire comment elle s’y comporte. Seul un test sur vos contrats vous le dira. Si votre stock est surtout en anglais, les études publiques pèsent davantage, sans vous dispenser de ce test.
Notre avis
Vérifiez que chaque fonction marche en français : extraction, revue, résumé et question sur le stock n’ont pas forcément la même réponse. Une langue annoncée ouvre le test et ne le remplace pas.
Pourquoi
- Toutes les évaluations de contrats que nous avons lues portent sur des textes en anglais de droit américain ou de pays de common law. Au 5 novembre 2026, nous n’en avons pas trouvé sur des contrats français.
- Les éditeurs lus annoncent des langues, jamais un taux par langue. DiliTrust écrit « formée dans plus de 8 langues » et « prend en charge plus de 34 » : ces deux nombres disent déjà que tout n’est pas au même niveau.
- Le français des contrats a ses tournures : « tacite reconduction », préavis exprimés avant l’échéance, dates écrites en toutes lettres. Nous supposons qu’elles comptent, et seul un test sur vos documents peut le confirmer.
Ce qui change notre avis
Si votre stock est en anglais et ressemble à des contrats américains, la preuve publique pèse davantage. Si une filiale à l’étranger a un juriste local, c’est celui qui rédige qui décide de l’outil, pour cette filiale.
Ce que les pages lues annoncent, éditeur par éditeur
| Produit | Ce qui est écrit | Ce qu’il reste à demander |
|---|---|---|
| Docusign CLM | Extraction par IA « only for documents in English », sur les 500 premières pages | Si cela a changé pour votre version ; à confirmer par écrit |
| Docusign Agreement Manager (IAM) | Extractions par IA disponibles en anglais, français et allemand, selon la FAQ tarifaire française | La qualité sur vos contrats, en particulier scannés |
| Ironclad | Suggestions d’IA disponibles en anglais, français et allemand | Quelles propriétés, sur quels documents |
| Juro | Assistant et extraction en plusieurs langues, sans liste dans ce passage ; revue de contrat par IA en anglais seulement | La liste, et si le français est concerné |
| DiliTrust | IA « formée dans plus de 8 langues », « prend en charge plus de 34 langues » | Dans quel groupe est le français, pour quelles fonctions |
| Tomorro | Nous n’avons pas trouvé de langue d’extraction d’Oro dans les pages lues | La langue d’extraction, et une mesure en français |
Pourquoi les chiffres anglais ne voyagent pas
CUAD, ContractNLI, MAUD et ContractEval portent sur des contrats en anglais, et l’étude d’Onit sur dix contrats américains et néo-zélandais. La seule étude lue sur du français bruité, MultiOCR-QA, traite de documents d’archives et de questions-réponses. Le détail, méthode par méthode, a sa propre page.
Nous ne disons pas que le français serait moins bien traité. Nous disons que personne ne l’a montré dans ce que nous avons lu, dans un sens ou dans l’autre. Notre recherche en français reste incomplète : une évaluation peut exister sans que nous l’ayons trouvée.
Les questions à envoyer, fonction par fonction
- Quelle fonction, pour quelle langue de document ? Demandez une réponse séparée pour l’extraction, la revue, le résumé et la question sur le stock. Une réponse globale ne suffit pas : Juro, par exemple, distingue déjà l’extraction de la revue.
- Le document, ou seulement l’interface ? Une interface en français ne dit rien de l’extraction. Le choix d’un éditeur français ou international pour l’interface et le support est traité sur la page dédiée.
- Quel jeu de test en français ? Nombre de contrats, types, part de scans, champs, date. Une réponse sans ces éléments se lit comme une annonce.
- Que se passe-t-il pour un contrat mixte ? Contrat français avec annexe anglaise, ou version bilingue : demandez quelle version l’outil lit, et ce qu’il fait en cas d’écart.
- Testez par langue. Chaque langue présente dans votre stock forme un groupe du test, avec ses propres occurrences. Une langue à trois contrats se relit plutôt qu’elle ne se teste.
Si vos contrats sont aussi en anglais ou dans d’autres langues
Testez d’abord l’extraction et les modèles dans chaque langue : c’est ce test qui doit guider le choix. La langue du support et les clauses types comptent moins pour cette décision. Prévoyez la charge : deux langues doublent les occurrences à lire si vous voulez un résultat par langue, comme le montre le calcul de taille.
Une filiale à l’étranger dotée d’un juriste local est un autre cas : la personne qui rédige et relit doit pouvoir travailler avec l’outil dans sa langue, et son avis pèse plus que notre ordre. Pour un corpus en anglais, CUAD reste un point de comparaison utile, avec une réserve : ses contrats viennent de la base américaine EDGAR, et ses auteurs les disent plus compliqués et plus négociés que la moyenne.
Limites de cette page
Ce tableau reprend ce que disent des pages publiques à une date donnée : il ne mesure aucune qualité. L’absence de mention pour Tomorro signifie que nous ne l’avons pas trouvée, pas que la fonction n’existe pas. Nous n’avons fait aucun essai, et notre recherche d’études en français reste incomplète : n’en avoir pas trouvé ne prouve pas qu’il n’en existe aucune.
Preuves et sources
Pages et documentations de Docusign, Ironclad, Juro, DiliTrust et Tomorro, et études publiques, lues le 5 novembre 2026.
Voir les 8 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
Déclaration de l’éditeur. La documentation de Docusign CLM indique que l’extraction par IA n’est prise en charge que pour les documents en anglais et limitée aux 500 premières pages.
Portée : Docusign CLM, documentation en anglais, mise à jour le 11 décembre 2025.
Réserve : Ne vaut pas pour Docusign IAM.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Docusign : Contract Data Extraction through AI Workflows in Docusign CLM Last updated: Dec 11, 2025. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. La FAQ de la page tarifaire française de Docusign indique que les extractions de données par IA sont disponibles en anglais, en français et en allemand.
Portée : Forfaits IAM affichés en France.
Réserve : « Disponible » ne dit pas la qualité sur des contrats scannés. Aucun taux publié.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Docusign : Tarifs Docusign - Forfaits Intelligent Agreement Management (France) non datée (© 2026). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. Ironclad indique que ses suggestions d’IA sont disponibles en anglais, en français et en allemand.
Portée : Smart Import.
Réserve : Les langues annoncées ne disent pas la qualité en français.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Ironclad : Smart Import and AI Suggestions Overview date non capturée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. Juro indique que son assistant et son extraction prennent en charge plusieurs langues, et que la revue de contrat par IA n’est disponible qu’en anglais.
Portée : FAQ de la page produit.
Réserve : Liste des langues non donnée dans ce passage.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Juro : Intelligent repository date non capturée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. DiliTrust annonce une IA entièrement formée dans plus de 8 langues et prenant en charge plus de 34 langues.
Portée : Page produit française.
Réserve : « Prise en charge » ne mesure pas la qualité.
Relevé le 5 novembre 2026.
- DiliTrust (Hyperlex) : Logiciel gestion des contrats avec IA - DiliTrust date non capturée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Notre déduction. Aucune évaluation lue ne mesure l’extraction sur des contrats français : CUAD, ContractNLI, MAUD, ContractEval et l’étude d’Onit portent sur des contrats en anglais de droit américain ou de pays de common law.
Portée : Études lues au 5 novembre 2026.
Réserve : Recherche en français incomplète : cela dit que nous n’en avons pas trouvé, pas qu’aucune n’existe.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Hendrycks et al. (NeurIPS 2021, Datasets and Benchmarks) : CUAD: An Expert-Annotated NLP Dataset for Legal Contract Review arXiv v2, 8 nov. 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Koreeda & Manning (Findings of EMNLP 2021) : ContractNLI: A Dataset for Document-level Natural Language Inference for Contracts arXiv v1, 5 oct. 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Wang et al. : MAUD: An Expert-Annotated Legal NLP Dataset for Merger Agreement Understanding arXiv v3, 24 nov. 2023. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Liu et al. : ContractEval: Benchmarking LLMs for Clause-Level Legal Risk Identification in Commercial Contracts arXiv v1, 5 août 2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Martin et al. (Onit Inc.) : Better Call GPT, Comparing Large Language Models Against Lawyers arXiv v1, 24 janv. 2024. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre déduction. Nous n’avons pas trouvé de langue d’extraction indiquée pour Oro dans les pages de Tomorro lues.
Portée : Pages publiques lues.
Réserve : Absence dans nos lectures.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Tomorro : Oro - AI Legal Assistant Software date non capturée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
- Tomorro : Tomorro | IA Legal date non capturée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
- Tomorro : Oro, assistant juridique IA non datée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Notre avis. Testez chaque fonction et chaque langue sur vos contrats ; le support de l’éditeur et les clauses comptent moins que ce test. Une tournure française peut compter : hypothèse à vérifier.
Réserve : Aucune mesure lue ne compare français et anglais sur des contrats.
Relevé le 5 novembre 2026.