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Quel Logiciel Contrats

Accepter une valeur selon son score de confiance ?

Votre outil affiche un score à côté de chaque valeur, et quelqu’un propose d’accepter automatiquement ce qui dépasse 95 %.

Pas avant d’avoir comparé, chez vous, l’erreur réelle à chaque tranche de score. Et jamais pour un préavis : même après un test, alléger le contrôle de ce champ passe par un échantillon tiré au sort, pas par la note que l’outil se donne. Un score est une estimation produite par le système : il vous dit ce que l’outil pense de sa réponse, et seule une comparaison à vos contrats dit s’il a raison de le penser.

Le contre-cas existe : sur un champ simple et un stock homogène, si le score a été vérifié, vous pouvez accepter automatiquement au-dessus d’un seuil, en gardant un échantillon de contrôle.

Notre avis

N’automatisez l’acceptation qu’après avoir vérifié le score sur vos contrats, champ par champ, et jamais pour une donnée dont l’erreur vous fait subir une reconduction.

Pourquoi

  • Microsoft présente lui-même ce chiffre comme une probabilité estimée, et reconnaît que les scores de précision annoncés peuvent être incohérents quand les documents diffèrent de ceux de l’entraînement.
  • Un score ne dit rien de ce que l’outil n’a pas vu : pour une valeur manquée, il n’y a parfois aucune note à regarder. Votre seuil limite les valeurs fausses acceptées, mais presque pas les valeurs manquées.
  • Sur un préavis, le gain de temps est faible face au coût d’une erreur, surtout que la date finale se déduit de plusieurs clauses.

Ce qui change notre avis

Champ simple (type de document, date de signature), stock homogène, bas de l’intervalle de la tranche au-dessus de votre seuil : acceptez automatiquement cette tranche, avec un échantillon de contrôle. Si le score n’est pas exposé ou pas documenté, oubliez cette option.

Le score dont parle votre éditeur, c’est lequel ?

Trois objets portent ce nom. Le score d’une valeur : chez Microsoft, 0,95 signifie que la prédiction est probablement correcte 19 fois sur 20. Tous les champs n’en renvoient pas. Le score de lecture du texte : Microsoft écrit qu’il n’influence pas celui du champ, qui reflète pour un modèle personnalisé la position de la valeur extraite, et qu’il faut regarder les deux. Sur un scan, un bon score de champ pourrait donc coexister avec une lecture douteuse. La même page note toutefois que, depuis la version d’API du 30 novembre 2024, le score de champ des modèles personnalisés « inclut » les scores de mots, sans dire comment : demandez ce qu’il en est pour votre outil. Le score d’un test préalable : celui que Docusign propose avant d’activer une extraction personnalisée se calcule d’après ce que nous avons lu avant l’activation, et non valeur par valeur en production ; nous n’avons pas lu sa définition.

Juro annonce un niveau de confiance avec chaque réponse, avec le passage d’origine mis en évidence, sans dire dans ce que nous avons lu comment il se calcule. Demandez à votre éditeur lequel de ces objets il affiche, comment il le calcule, et s’il inclut la lecture du scan.

La vérification, sur des nombres inventés

Les nombres sont fictifs. Sur 200 valeurs d’un champ dont la référence est connue, classez les valeurs par tranche de score et comptez les justes. Comparez ensuite le taux réel à ce que le score promet, en lisant le bas de l’intervalle de confiance à 95 %, calculé par la méthode de Wilson, bilatérale : la fourchette où le taux réel se situe probablement.

Score annoncé et taux réel, 200 valeurs fictives
Tranche de scoreValeursJustesTaux réelIntervalle de Wilson bilatéral à 95 %
0,95 et plus12010890,0 %83,3 à 94,2
0,80 à 0,95605286,7 %75,8 à 93,1
Moins de 0,80201365,0 %43,3 à 81,9

Ce que ce tableau vous ferait décider

Dans la tranche haute, le score promet au moins 95 % et le haut de l’intervalle n’y arrive pas (94,2 %). Le score surestime : nous n’activerions pas l’acceptation automatique. Les intervalles des deux tranches du haut se chevauchent largement (83,3 à 94,2 et 75,8 à 93,1) : dans cet exemple, la frontière à 0,95 ne sépare pas vraiment deux populations. Seules la tranche haute et la tranche basse se distinguent (83,3 contre 81,9), et de peu.

Supposons maintenant 114 justes sur 120 dans la tranche haute : 95,0 %, de 89,5 % à 97,7 %. Le score paraît juste, mais le bas de l’intervalle reste à 89,5 %. Si votre seuil est 95 %, on ne sait pas encore. Pour prouver un taux d’erreur maximal, la méthode change : on quitte le Wilson bilatéral pour la méthode exacte unilatérale à 95 %, valable ici quand aucune erreur n’est observée. Il faut alors 59 valeurs sans erreur pour borner l’erreur à 5 % environ et 299 pour 1 % : refaites ce calcul dans chaque tranche que vous voulez automatiser, et séparément par groupe de scans.

Si votre stock est varié et que vous suivez 6 champs, comptez ce test en plus du protocole de base, ou conservez la relecture.

Si la vérification passe

  1. Limitez à un champ et à une tranche. Un champ simple à la fois, jamais un préavis, une fin après reconduction ou une clause à risque.
  2. Gardez un échantillon de contrôle. Tirez au sort dans les valeurs acceptées, à intervalle fixe. Une erreur retrouvée vous ramène à la relecture de cette tranche.
  3. Surveillez les valeurs absentes. Un champ vide n’a pas toujours de score. Microsoft décrit une note pour des cellules vides de tableau ; demandez à votre éditeur ce qu’il en est pour un champ absent, et contrôlez ces cas à part.
  4. Revérifiez après tout changement. Modèle, type de contrat ou qualité de scan : un score vérifié hier ne vaut plus. La marche à suivre après un changement de modèle a sa propre page.

Limites de cette page

Ni Microsoft ni aucun éditeur lu ne prouve qu’un score reste juste sur des contrats français scannés, et nous n’avons vérifié aucun score nous-mêmes. Ce que Microsoft écrit concerne son service et ne vaut pas pour un logiciel CLM, sauf si l’éditeur l’utilise et le dit. Les nombres du tableau sont inventés. Les seuils dépendent du coût de vos erreurs.

Et maintenant ?

Demandez à l’éditeur ce que son score mesure et s’il est exposé par champ. Comparez ensuite l’erreur réelle par tranche sur votre échantillon. N’automatisez que sur un champ simple et un stock homogène, avec un contrôle, et jamais pour un préavis.

Preuves et sources

Documentation de Microsoft, Juro et Docusign lue le 5 novembre 2026. Aucun logiciel testé. Nous n’avons trouvé aucune preuve qu’un score reste juste sur des contrats français scannés.

Voir les 8 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Déclaration de l’éditeur. Microsoft présente le score de confiance comme une probabilité estimée (0,95 : probablement correct 19 fois sur 20), utilisable pour accepter automatiquement une valeur ou l’envoyer en revue humaine ; tous les champs ne renvoient pas de score.

    Portée : Document Intelligence.

    Réserve : Un score estimé par le système, que nous n’avons pas vérifié.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Microsoft écrit que les scores de précision annoncés peuvent être incohérents quand les documents analysés diffèrent de ceux de l’entraînement.

    Portée : Modèles personnalisés de Document Intelligence.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Microsoft écrit que le score d’un champ reflète la confiance sur la position de la valeur extraite, que la confiance de lecture du texte n’influence pas celle de l’extraction clé-valeur, et qu’il faut regarder les deux.

    Portée : Document Intelligence, modèles personnalisés.

    Réserve : Ne vaut pas pour un logiciel CLM, sauf si l’éditeur l’indique.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Docusign propose un test de précision optionnel avec un score avant d’activer une extraction personnalisée.

    Portée : Extractions personnalisées.

    Réserve : Le calcul n’est pas défini dans ce que nous avons lu.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Juro annonce un niveau de confiance et la mise en évidence de la source avec chaque réponse.

    Portée : FAQ de la page produit.

    Réserve : Calcul non décrit dans ce que nous avons lu.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Exemple fictif, intervalles de Wilson bilatéraux à 95 % : 108/120 = 90,0 % (83,3 à 94,2) ; 52/60 = 86,7 % (75,8 à 93,1) ; 13/20 = 65,0 % (43,3 à 81,9) ; 114/120 = 95,0 % (89,5 à 97,7).

    Portée : Nombres inventés, recalculés en Python.

    Réserve : Ne jamais présenter ces nombres comme une mesure.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Sans aucune erreur observée, avec la méthode exacte unilatérale à 95 %, 59 contrôles bornent l’erreur à 4,95 % et 299 à 1 %.

    Portée : Dérivée de l’équation exacte du NIST.

    Réserve : Suppose un tirage au hasard et une référence correcte.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Ni acceptation automatique sans vérification par tranche chez vous, ni acceptation automatique d’un préavis.

    Réserve : Le préavis peut être fiable chez vous : nous préférons la prudence vu le coût d’une erreur.

    Relevé le 5 novembre 2026.

Notre méthode