Qui doit porter le projet : juridique, achats ou finances ?
Un projet de gestion des contrats se dessine, trois directions pourraient le prendre, et personne ne veut trancher, ou tout le monde le veut.
Celui qui subit le flux principal. Le juridique pour la vente négociée, les achats pour les contrats fournisseurs, et les finances seulement si l’enjeu est la reconduction subie. La direction qui a le problème tous les jours est celle qui tiendra le projet après la mise en route.
Et si aucune de ces directions ne peut y consacrer de temps, ne lancez pas. Un logiciel sans propriétaire devient un coût annuel que personne ne défend, et un registre tiendra mieux en attendant.
Notre avis
Le projet appartient à celui qui souffre du flux, pas à celui qui a le budget ou qui crie le plus fort. Cette personne est la seule à avoir une raison de vérifier chaque semaine que l’outil sert.
Pourquoi
- Le gros du travail vient après la signature du devis : modèles, règles de validation, données à tenir. Il revient à ceux qui vivent le flux.
- Les finances ont une bonne raison de vouloir ce projet, la perte sur les reconductions. Mais si c’est le seul sujet, un registre et des alertes peuvent le régler sans CLM.
- Les éditeurs ne règlent pas cette question à votre place : les pages que nous avons lues ne disent pas qui reçoit l’alerte par défaut, ni à qui appartient une obligation.
Ce qui change notre avis
Sans propriétaire disponible, ne lancez pas. Si deux flux pèsent autant, prenez celui qui coûte le plus quand il bloque. Si votre sujet est un groupe avec des contrats d’achats reliés à un ERP, plusieurs pays et une équipe projet dédiée, ce projet a un chef de projet à plein temps et cette page ne suffit plus.
L’ordre que nous conseillons
- Vente négociée en tête de vos comptages : le juridique, avec un relais commercial.
- Contrats fournisseurs en tête : les achats, avec le juridique en renfort sur les clauses.
- Reconductions subies comme seul enjeu : les finances, en commençant par un registre et des alertes.
- Personne de disponible : ne lancez pas, tenez un registre et revenez à la question plus tard.
Qui selon votre flux
| Flux principal | Porteur | Pourquoi | Risque à surveiller |
|---|---|---|---|
| Contrats de vente négociés | Juridique | Il relit, négocie et tient les modèles | Un outil pensé pour le juridique que les commerciaux contournent : associez-les dès le départ |
| Contrats de vente sur modèle, peu négociés | Direction commerciale ou opérations, juridique garant des modèles | Le juridique n’y passe presque plus : il ne doit pas porter seul un outil qu’il n’utilise pas | Modèles qui dérivent sans contrôle |
| Contrats fournisseurs | Achats | Ils ont la relation et le rythme des renouvellements | Clauses non relues si le juridique n’est pas prévu en renfort |
| Reconductions et sorties | Finances | Ils voient les paiements et chiffrent la perte | Un CLM acheté pour un problème de registre |
| Aucun flux dominant, plusieurs sites | Une personne mandatée par la direction | Le sujet est l’organisation, avant l’outil | Un mandat trop faible pour imposer des règles |
Trancher en trois comptages
Vous évitez ainsi un débat de personnes. Ces trois chiffres se tirent du même tableau que votre comptage de flux.
- Répartissez vos contrats par sens. Vente, achat, autres, sur trois mois. Si un sens dépasse les deux tiers, notre repère, le porteur est tout désigné.
- Comptez où ça bloque. Pour vos dix derniers contrats en retard : dans quelle direction le contrat attendait-il ? Un blocage subi par une équipe et causé par une autre désigne deux parties prenantes, et le porteur est celle qui le subit.
- Regardez ce qui a déjà coûté. S’il s’agit surtout d’une reconduction subie, chiffrez-la. Les finances peuvent alors piloter un projet bien plus petit qu’un CLM.
- Demandez au candidat ce qu’il arrête. Pour porter ce projet, il devra arrêter ou déléguer quelque chose. S’il ne sait pas quoi, considérez qu’il n’est pas disponible.
Ce que le propriétaire prend à sa charge
Porter le projet, ce n’est pas signer le bon de commande. Notre repère : une demi-journée par semaine pendant la mise en route, puis quelques heures par mois. C’est un ordre de grandeur que nous avançons sans étude, à corriger selon la taille du projet, mais si même cela est impossible, la réponse est donnée.
Cette personne arrête la liste des modèles et la règle de validation. Elle décide qui a une licence : chez Tomorro, par exemple, les conditions générales interdisent de réduire le nombre d’Administrateurs ou de Créateurs pendant la période d’engagement. Elle vérifie que les contrats sont bien déposés dans l’outil. Elle garde enfin la date de sortie du logiciel lui-même : ces mêmes conditions prévoient, sauf mention contraire du devis, un renouvellement tacite de 12 mois avec un mois de préavis.
Ne confondez pas ce rôle avec celui du responsable d’une échéance. Le propriétaire du projet répond de l’outil. Sur chaque contrat, une personne nommée répond de la date et décide de renouveler ou non. Tomorro annonce des rappels sans dire qui les reçoit par défaut ; MYLEGITECH décrit des alertes sans propriétaire d’obligation. Vous devrez donc poser cette règle vous-même, et la page sur ce sujet explique comment.
Et la DSI, la direction générale ?
Nous ne confierions pas ce projet à la DSI, parce qu’elle ne vit pas le flux. Elle devient indispensable pour la connexion unique, les droits, l’hébergement et les intégrations : associez-la tôt. Une intégration à un CRM ou à un ERP peut d’ailleurs changer le calendrier.
La direction générale n’a pas à porter le projet. Elle doit en revanche donner le mandat, et trancher quand une équipe refuse de déposer ses contrats. Sans cet appui, les règles ne tiendront pas au-delà de la première équipe.
Limites de cette page
Ce tableau et le repère de temps sont nos opinions : aucune étude française lue ne compare les projets selon leur porteur, et une organisation particulière peut justifier un autre choix. Nous n’avons pas enquêté sur des projets réels. Les conditions de Tomorro sont des conditions types, que le devis peut modifier.
Preuves et sources
Conditions générales de Tomorro, pages de suivi de Tomorro et de MYLEGITECH lues le 5 novembre 2026. Le reste est notre opinion : nous n’avons trouvé aucune étude française comparant les projets selon la direction qui les porte. Aucun logiciel testé.
Voir les 6 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
Notre avis. Le projet revient à la direction qui subit le flux principal : le juridique pour la vente négociée, les achats pour les fournisseurs, les finances seulement si l’enjeu est la reconduction ; sans propriétaire disponible, ne lancez pas.
Portée : PME et ETI françaises.
Réserve : Aucune étude française lue ne compare les projets selon leur porteur.
Relevé le 5 novembre 2026.
Notre avis. Repères : un sens qui dépasse les deux tiers des contrats désigne le porteur ; une demi-journée par semaine pendant la mise en route, puis quelques heures par mois.
Portée : Ordres de grandeur.
Réserve : Sans étude, à corriger selon la taille du projet.
Relevé le 5 novembre 2026.
Notre méthode. Le protocole : répartir les contrats par sens, relever où les retards ont attendu, chiffrer ce qui a coûté, demander au candidat ce qu’il arrête.
Portée : À appliquer soi-même.
Relevé le 5 novembre 2026.
Fait lu. Les conditions générales de Tomorro interdisent de réduire le nombre d’utilisateurs Administrateur ou Créateur pendant la période d’engagement et prévoient, sauf mention contraire du devis, un renouvellement tacite par périodes de 12 mois avec un préavis écrit d’au moins un mois.
Portée : Conditions générales types.
Réserve : Le devis signé peut modifier ces règles.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Tomorro : Conditions Générales de Vente et d'Utilisation affichées « Version du 29/07/2026 ». Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Tomorro annonce des rappels automatiques aux échéances importantes ; sa page ne dit pas qui reçoit l’alerte par défaut.
Portée : Page de suivi de l’éditeur.
Réserve : Absence sur la page lue.
Relevé le 5 novembre 2026.
- Tomorro : Suivi des contrats non datée. Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. MYLEGITECH décrit une liste de tâches par échéance et des alertes de renouvellement et de paiement, sans décrire de propriétaire d’obligation.
Portée : Page de suivi de l’éditeur.
Réserve : Absence sur la page lue.
Relevé le 5 novembre 2026.
- MYLEGITECH (Seraphin.legal) : Suivez vos contrats non datée (pied de page © 2026 ou sans date). Lu le 5 novembre 2026. Page de l’éditeur.