Aller au contenu principal
Quel Logiciel Contrats

Combien de temps prend vraiment votre validation ?

On vous dit que les contrats traînent et qu’un logiciel réglerait le problème, et vous voulez savoir où le temps passe avant d’acheter.

Reprenez vos 20 derniers contrats signés et relevez, dans la messagerie, les dates de passage entre chaque étape. Additionnez les jours par étape : celle qui pèse le plus est votre goulot, et c’est elle qui dit quel outil pourrait aider.

Dans notre exemple fictif, 47,2 % du temps se passe chez l’autre partie : un outil interne n’y changera presque rien. Diviser par deux l’attente du juridique ne gagnerait que 12,5 % du délai total. Si l’attente vient de vous, le calcul peut justifier une action. Si elle vient de la contrepartie, gardez votre budget.

Notre avis

Mesurez avant d’acheter : 20 contrats et cinq étapes suffisent pour repérer un goulot net. C’est le goulot qui décide de l’outil, et non le délai total.

Pourquoi

  • Un délai total ne dit pas à qui il appartient. Un mois de cycle peut cacher trois semaines d’attente chez la contrepartie, sur lesquelles votre circuit n’a aucune prise.
  • Chaque goulot a une réponse différente, et elle n’est pas toujours logicielle : un formulaire, des positions de repli ou un remplaçant nommé peuvent suffire.
  • Le chiffre sert ensuite de référence. Sans relevé avant l’achat, vous ne pourrez jamais dire si l’outil a réduit quoi que ce soit.

Ce qui change notre avis

Si le délai vient de la contrepartie, l’outil n’y changera rien : travaillez plutôt le moment où elle reçoit le contrat et ce que vous lui envoyez. Si vous signez moins de 20 contrats sur l’année, relevez-les tous et lisez le résultat comme une indication.

Les dates à relever, et comment

  1. Choisissez 20 contrats signés, les plus récents. Tous ceux qui se suivent dans le temps, sans retirer les cas pénibles. Séparez deux familles si elles n’ont rien à voir, comme un accord de confidentialité et un contrat de service.
  2. Relevez le temps de cinq étapes. Demande à compléter : du premier message au dossier complet. Juridique : de l’envoi à son retour. Finance ou métier : idem. Contrepartie : de l’envoi à son dernier retour. Signature : du dernier accord à la dernière signature. S’il y a eu plusieurs tours, additionnez chaque séjour dans la même colonne.
  3. Comptez en jours calendaires. C’est un temps d’attente, et non un temps de travail : une relecture d’une heure peut attendre six jours. Ce sont ces six jours qu’un circuit peut réduire.
  4. Additionnez et calculez la part de chaque étape. Part = total de l’étape ÷ total général. Regardez aussi la médiane, c’est-à-dire le contrat du milieu : un seul contrat à 21 jours fausse une moyenne, mais il vous apprend peut-être quelque chose.

Vingt contrats inventés, pour le calcul

Ces nombres sont fictifs. Ils sont donnés en entier pour que vous puissiez refaire les totaux à la main.

Jours d’attente par étape, 20 contrats fictifs
ContratDemande à compléterJuridiqueFinance ou métierContrepartieSignatureTotal
11326113
205112119
32234213
41829121
5011316
636215228
71447117
8021216
929211327
101315111
114538121
12022419
1317121232
141356116
1504210117
162617117
17122319
1835613229
190315110
201428116
Total24844415926337
Part du total7,1 %24,9 %13,1 %47,2 %7,7 %100 %
Médiane1427116,5

Ce que ce relevé fait décider

Le délai moyen est de 337 ÷ 20 = 16,85 jours. L’autre partie en prend près de la moitié. Si un outil divise par deux l’attente du juridique, vous gagnez 42 jours sur 337, soit 12,5 % du délai total, ou 2,1 jours par contrat. Si un outil réduit de moitié toutes les étapes internes (24 + 84 + 44 + 26 = 178 jours), vous gagnez 89 jours, soit 26,4 % : c’est le maximum, et il reste hypothétique.

Notre repère : si vos étapes internes pèsent moins d’un tiers du total, n’achetez pas un outil pour le délai. Dans l’exemple, elles pèsent 52,8 % (178 ÷ 337) : le repère n’interdit pas l’achat, mais le gain maximal reste de 26,4 %, à comparer au coût. Vous pouvez en acheter un pour d’autres raisons, comme les échéances ou les versions, mais ne promettez pas un gain de temps.

Convertissez enfin le gain en argent seulement si ces jours coûtent vraiment quelque chose, par exemple un démarrage de chiffre d’affaires retardé. Le poids de ce gain face au coût complet se calcule sur la page dédiée.

Du goulot à la réponse

Une réponse par goulot, l’outil n’étant pas toujours la bonne
Le temps passe iciEssayez d’abordUn outil aide si…
Demande à compléterUn formulaire courtLe flux dépasse ce qu’un formulaire simple permet de suivre
JuridiqueModèles, positions de repli, contrats laissés en libre-serviceLe travail répétitif domine réellement
Finance ou métierUn remplaçant nommé et une date de réponse, moins de valideursIl faut des relances et une file claire
ContrepartieEnvoyer plus tôt, nommer l’interlocuteur, envoyer un contrat plus courtPresque jamais : l’outil n’y changera rien
SignatureLa signature électronique seuleVous avez plusieurs signataires dans un ordre imposé

Si vous avez déjà un outil

Certains calculent une partie de ces temps. Ironclad décrit un export des approbations avec l’heure de début et la durée de chaque demande. Tomorro envoie un rappel aux approbateurs tous les 2 jours ouvrés, jusqu’à 3 fois, et ce rappel peut se désactiver contrat par contrat. Regardez si l’outil distingue l’attente interne de l’attente de l’autre partie : sinon, gardez votre relevé manuel, au moins pour un échantillon.

Limites de cette page

Les nombres sont fictifs, et nous n’avons lu aucune moyenne de secteur que nous jugerions fiable : ne comparez pas votre délai à un chiffre de vendeur. Le relevé par messagerie laisse échapper ce qui s’est dit à l’oral et mesure l’attente, pas le travail.

Vingt contrats suffisent à repérer un goulot net, sans prouver un écart fin. Un gain de 12,5 % est un calcul sur une hypothèse, et non un résultat observé.

Et maintenant ?

Relevez les dates de vos 20 derniers contrats signés et calculez la part de chaque étape. Si vous en signez moins de 20 par an, relevez ceux de l’année et lisez le résultat comme une indication. Si le temps vient surtout de l’autre partie, n’achetez pas d’outil pour le délai et travaillez plutôt le moment et le contenu de votre envoi.

Preuves et sources

Méthode construite par nous ; aides de Tomorro et d’Ironclad lues le 5 novembre 2026 pour les relances et les exports. Les nombres de la page sont fictifs et aucun logiciel n’a été testé.

Voir les 6 éléments : ce qui est un fait lu, une déclaration, notre déduction ou notre avis
  • Notre méthode. Méthode : 20 contrats signés consécutifs, cinq étapes relevées dans la messagerie, jours calendaires, part de chaque étape et médiane.

    Portée : Notre méthode.

    Réserve : Mesure l’attente et non le travail ; laisse échapper l’oral.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Exemple fictif, recalculé : totaux 24, 84, 44, 159 et 26 jours, soit 337 ; parts de 7,1 %, 24,9 %, 13,1 %, 47,2 % et 7,7 % ; moyenne 16,85 jours ; médiane du total 16,5.

    Portée : Nombres inventés.

    Réserve : Ne décrit aucune entreprise réelle.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre déduction. Calculs d’hypothèse : la moitié de 84 jours donne 42 jours, soit 12,5 % de 337 et 2,1 jours par contrat ; la moitié de 178 jours internes donne 89 jours, soit 26,4 %.

    Portée : Sur l’exemple fictif.

    Réserve : Hypothèse et non résultat observé.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Repère : si les étapes internes pèsent moins d’un tiers du total, ne pas acheter d’outil pour le délai.

    Portée : Notre repère.

    Réserve : D’autres raisons d’achat peuvent exister.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Ironclad décrit un export des approbations avec heure de début et durée de chaque demande.

    Portée : Aide d’Ironclad.

    Réserve : Non testé.

    Relevé le 5 novembre 2026.

  • Déclaration de l’éditeur. Tomorro envoie un rappel automatique aux approbateurs tous les 2 jours ouvrés, jusqu’à 3 fois, désactivable pour un contrat.

    Portée : Aide de Tomorro.

    Réserve : Un rappel ne prouve aucune réduction du délai.

    Relevé le 5 novembre 2026.

Notre méthode